le village blanc de Zuheros

le village blanc de Zuheros

le village blanc de Zuheros

LE VILLAGE BLANC DE ZUHEROS

Actualisé en septembre 2021

Entre Grenade et Cordoue, à l’écart de la fameuse route du Califat, au milieu des champs d’oliviers apparait au détour d’un virage, ce petit village blanc qu’est Zuheros. Typique des villages andalous, il est une des Porte d’entrée de la Sierra Subbétique.  Il a su garder ce brin d’authenticité que viennent confirmer jusque dans les plus petits recoins des siècles  d’histoire musulmane et chrétienne.

le village de Zuheros

Quand on se promène dans les rues étroites et pentues du village, le spectacle des maisons alignées d’un blanc impeccable est extraordinaire. Chemin faisant, on rencontre ici ou là queques habitants sortis faire leur course dans l’unique magasin du village. On traverse de belles petites places en étage.

ruelle de Zuheros
dans les rues de Zuheros
dans les ruelles de Zuheros
Brigitte à Zuheros

Impossible à un moment donné de la balade dans les ruelles du village de ne pas déboucher sur la place de l’Eglise. C’est ici que s’élance la vieille forteresse arabe du IXème siècle construite sur un rocher. Si ces vestiges n’ont plus aujour’hui de significations défensives, ils expriment encore aujourd’hui, des siècles plus tard la confontation et le passage  entre deux mondes, arabe et catholique.

le château de Zuheros
la place centrale de Zuheros

Au pied de cette forteresse, sur les décombres d’une ancienne mosquée a été construite au XVIème Siècle une église. L’église et la forteresse donnent sur une petite place qui s’anime en fin d’après-midi et les week-ends

l'église de Zuheros
la place de l'église de Zuheros

De cette place centrale, on a un superbe panorama sur les champs d’oliviers en contrebas ainsi que sur les montagnes de la Sierra.

la campagne autour de Zuheros
le parc naturel de la sierra Subbética

Zuheros est le point de départ de marches sublimes dans la cordillère subbétique. Dans un environnement aride planté d’énormes rochers, avec le bleu du ciel comme décor intemporel, l’Andalousie se révèle dans toute sa splendeur. Des grottes, une rivière souvent assèchée l’été, un massif déchiqueté surplombant des champs d’oliviers à perte de vue: un panorama que Cézanne aurait sans auncun doute eu un plaisir fou à composer.

le village blanc de Zuheros

Vous ne rencontrerez pas beaucoup de monde à Zuheros. Aux heures les plus chaudes de la journée, les rues sont désertes, le village semble dormir sous la chaleur accablante, blotti contre la montagne. A l’intérieur des maisons tout est silencieux. Très rarement, à travers les persiennes entr’ouvertes, des mots, des conversations rompent ce silence. En fin d’après-midi, quittant la fraîcheur des maisons, quelques personnes sortent de chez elles.

habitant de Zuheros

Tranquillement, à pas lents les anciens de Zueros se dirigent vers la place de l’Église, et s’assoient sur les bancs publics à l’ombre du château. Les enfants jouent au ballon, les quelques touristes présents attablés à la terrasse du bar qui domine la plaine sirotent un verre de vino tinto….Spectacle d’un village andalou en fin d’après-midi…

Zuheros, les oliviers et l’Hacienda

champs d'oliviers en Andalousie

Impressionné par l’étendue des champs d’oliviers qui entourent le village, un peu perdus au milieu des espaces grandioses qui entourent Zuhéros, éblouis par la beauté sauvage des lieux, nous avons marché jusqu’à une ancienne ancienne ferme du 19ème S.  transformée en auberge : l’Hacienda Minerva.

l'hacienda Minerva à Zuheros
l'hacienda minerva à Zuheros
pressoir d'olives
A l'intérieur de l'Hacienda
hacienda minerva à Zuheros
Hacienda Minera à Zuheros

En conclusion

Qui pourrait quitter Zuheros et ses environs sans avoir pris le goût de cet endroit d’andalousie et l’envie d’y revenir encore et encore… Nous n’avions que très rarement ressenti une telle sensation de calme et de plénitude ici à Zuheros. 2 jours, 2 nuits dans une campagne Andalouse multicolore, pleine de bleu, de blanc, de vert….  2 soirées pittoresques, 2 nuits sous un ciel d’encre, juste troublées par le scintillement des étoiles et la lumière pâle de la lune…. une sensation de bonheur et de douce chaleur.

Jerez, une ville d’Andalousie

Jerez, une ville d’Andalousie

jerez en Andalousie

Jerez, une ville d’Andalousie

En Andalousie, il y a des endroits où flâner, prendre le pouls du pays, se poser un peu agrémentent joliment le voyage. Jerez est un  de ces lieux. Nous sommes allés dans cette ville du sud de l’Andalousie, pas très loin de Cadix pour retrouver une ambiance unique avec ces petits plaisirs qui apportent au voyage une saveur douce et agréable: en fin d’après midi, quand le soleil se couche, boire un verre de vin blanc sec de Jerez sur la plaza Arenal et déguster, à quelques pas de là, d’excellentes tapas à la Cruz Blanca, vraiment c’est un régal !

vin blanc de jerez, tio pepe

Eh oui, Jerez c’est se laisser aller au rythme lent d’une déambulation ponctuée de ces petites haltes fort sympathiques. Jerez est bien connue pour ses vignes et son vin (le Xeres), mais pas seulement, c’est aussi la terre du cheval et des spectacles equéstres, c’est le berceau du Flamenco. De nombreuses statues qui ornent la ville en attestent.

statue de chevaux à Jerez

Un peu d’histoire…

 Il y a plus de 3000 ans, les Phéniciens s’installent dans la région de l’actuelle Jerez. Ils y fondent une colonie sous le nom de « Xera ». Viendront ensuite les Romains, puis les Arabes. Ils laisseront leur emprunte sur le développement de la ville. Après la reconquête, ( La ville sera reconquise en 1264), sous le règne des Rois Catholiques,  la ville entre dans une période de prospérité grâce notamment au commerce des vins de Jerez avec les Anglais.

Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville connaît un essor économique considérable qui attire les Génois, les Anglais, les Flamands et les Français. Cela marquera la poursuite du développement de la ville avec la construction d’un grand nombre de vignobles et de manoirs. Toutes ces périodes historiques, ainsi que les changements sociopolitiques qui ont suivi et le développement de l’industrie viticole, ont fait de la ville ce qu’elle est aujourd’hui : l’un des points clés de la communauté andalouse.

Cette histoire est partout visible. Rappelons encore que Jerez  faisait partie du royaume Al Andalus et comme la plupart des villes d’Andalousie, elle était située à la frontière entre le monde musulman et  le monde Chrétien. Riche d’un patrimoine historique parfaitement restauré, la ville se distingue par de nombreuses églises et une superbe cathédrale du XVII ème Siècle.
église de jerez
église de jerez
église de jerez
ornement d'une église de Jerez
la cathédrale de Jerez
En déambulant dans les rues de la ville, on aperçoit à deux pas de la place centrale, l’Alcazar, cette fortification de l’époque Almohade qui fut restructurée à plusieurs reprises. A l’intérieur de ses  remparts, est conservée une des très rares mosquées
l'alcazar de Jerez
l'alcazar de Jerez

La promenade, le long des remparts, s’effectue en partie sur une esplanade suivie d’une sorte de promontoire d’où l’on a  un  très joli point de vue sur la campagne andalouse. Juste en contrebas, du petit promontoire on peut voir la bodega Tio Pepe, le célèbre vin andalou  ainsi que son icône vissé sur le toit de la boutique. Tío Pepe est l’un des Xérès les plus célèbres et les plus récompensés au monde, élaboré par González Byass à Jerez de la Frontera. Sa statue est juste derrière la cathédrale.

 

icône tio Pepe
tio Pepe

Le quartier Gitan

Dans ses complaintes gitanes, le poète  andalou Fédérico Garcia Lorca parle de Jerez comme de « la ville des gitans »; il est cependant difficile de définir avec exactitude la population gitane de Jerez. Intégrés aux payos, (les espagnols), « entremêlés » à la population espagnole depuis des générations, ils représenteraient 3% des habitants de la ville. Identifiés à la culture du flamenco certains résident encore dans de vieux quartiers de Jerez en pleine restructuration. Nénamoins comme dans beaucoup de villes du monde, faute d’avoir les moyens de pouvoir habiter correctement là où ils ont vécu de manière certes très souvent précaire et face à la rénovation urbaine du quartier, beaucoup sont chassés vers les grands ensembles de la périphérie. Malgré cela, le quartier bat encore au rythme du flamenco.

des gitanes de Jerez
Plaza de la merced à Jerez
quartier gitan de Jerez
Jerez
quartier gitan de jerez
des enfants dans les rues de Jerez
enfants dans le quartier gitan de jerez

Le marché de Jerez

Le marché de Jerez est un lieu haut en couleur. A deux pas de la place centrale, il rassemble chaque jour des milliers de personnes venus y faire leur courses ou simplement y faire un tour.

Construit en 1885, de style néoclassique, l’ensemble est fait à partir d’ une magnifique charpente en fer fabriquée en Belgique. Sur les côtés, on peut admirer de très belles céramiques vitrées. Des rénovations ont certes été faites depuis cette époque sans rien enlever à l’aspect historique du bâtiment.

Ce marché héberge de nombreuses échoppes. Là, les poissonnier, les bouchers, les marchands de fruit et légumes donnent de la voix pour offrir leur produit aux nombreux clients qui se pressent sur leurs étalages.

A l’entrée du marché et aux alentours, des vendeurs de ticket de loterie persuadent le passant d’acheter le numéro gagnant. Des gitans, des gitanes vendent les herbes ou les fruits de leur jardin. Aux bars alentours, les gens boivent leur café accompagné de churros produit dans la petite boutique qui se trouve sur la place.

les churros de jerez
le vendeur de billets de loterie de Jerez
le mendiant de Jerez
le marché de Jerez
poissonnier au marché de Jerez
boucherie au marché de Jerez
la marchande de poissons de Jerez
le vendeur de cerises de Jerez
vendeur de cerises à Jerez
la marchande de Jerez
marchande de fruits et légumes à Jerez

Cordoue, au bord du Guadalquivir

Cordoue, au bord du Guadalquivir

Cordoue, le pont romain et la mezquita

Cordoue

Nous sommes arrivés à Cordoue par la superbe route du Califat, cette fameuse route qui serpente au milieu des champs d’olivier et qui relie Grenade à Cordoue. Bordée sur les hauteurs par des forteresses construites par les arabes, cette voie nous plonge dans l’histoire telle qu’on va la retrouver dans la ville andalouse.

la route du califat

Selon les historiens, ce fut un des chemins les plus empruntés de la péninsule ibérique au moyen-âge; par là transitèrent les cultures, les hommes, les marchandises et les savoirs. Le patrimoine historique de ce coin d’Andalousie rappelle les relations de paix et de conflits qui relièrent les royaumes musulmans et chrétiens.
Un peu partout vous pourrez voir des châteaux, des forteresses arabes, chrétiennes perchés au sommet des montagnes.

 

 

La Mezquita

la mezquita de Cordoue

Cordoue dresse au revers du pont romain, un de ses plus beaus monuments : la Mezquita, la mosquée cathédrale de Cordoue. Cet édifice classé en 1984 au patrimoine mondial de l’Unesco a une longue histoire et a subi de nombreuses transformations. Ancien temple romain, elle devient au IVème S. jusqu’au VIII ème S.  sous la monarchie wisigothique une basilique chrétienne, puis un mosquée jusqu’au 29 juin 1236, date à laquelle elle redevient une église sous l’effet de la reconquista menée par Ferdinand III de Castille. C’est en effet à cette date que la ville est reprise aux musulmans

la mosquée cathédrale de Cordoue
la mosquée cathédrale de Cordoue

Le pont Romain

Le pont romain a été construit à l’époque romaine pour franchir le Guadalquivir. On doit la structure actuelle du pont aux califes maures même si depuis la reconquista il a subi plusieurs modifications. Il fut le seul pont de la ville jusqu’à la construction du pont de San Rafaël au milieu du XXème S.

le pont romain de Cordoue

La porte du pont 

Le pont relie le quartier Campo de la Verdad à celui de la Cathédrale. A l’une de ses extrémités se dresse la tour de la Calahorra, sur l’autre une ancienne porte roamaine remplacée à la Renaissance par l’actuelle « Porte du Pont ».

la puerta del puente à Cordoue
la puerta del puente de Cordoue

Quelques gravures

au bord du Guadalquivir
le pont romain
le pont romain

En Conclusion

La ville est tellement riche d’un point de vue culturel, architectural…. qu’il faudrait y consacrer bien d’autres pages que je ne l’ai fait pour en identifier l’essentiel, certes…

Séville, Grenade, Malaga, Cordoue…ont la même histoire en partage; sur bien des points elles se ressemblent. De toutes les villes d’Andalousie se dégage un ensemble de traits communs à partir desquels il serait aisé de tracer le portait type de la ville andalouse. Et pourtant chaque ville  a son cachet et ce petit rien qui les distingue les unes des autres. Le pont de Cordoue, le Gaudalquivir constitue de mont point de vue ce trait de distinction.

Malaga, une ville de la costa del sol

Malaga, une ville de la costa del sol

vue de Malaga

Malaga

Ville natale de Picasso et de l’acteur Antonio Banderas, ville chargée d’histoire, Malaga n’est plus très loin de l’Afrique. Elle possède un superbe patrimoine antique et maure hérité de sa longue histoire. Plus près de nous, Chateaubriand et Théophile Gautier y ont séjourné. La culture ? elle est partout présente. Fondée par les phéniciens, conquise par les Maures au VIIIème Siècle, elle sera reprise par les rois catholiques en 1487. Le théâtre romain, l’Alcazaba, la cathédrale et les nombreuses églises qui ornent la ville sont quelques-uns des nombreux vestiges de ces époques.

ville de malaga
le théâtre romain de Malaga

Comme la plupart des villes et des villages andalous, Malaga possède un patrimoine particulièrement riche et diversifié, un véritable atout touristique. Mais c’est aussi une ville jeune, attachante et vivante qui s’exprime dans toute sa splendeur en fin d’après midi quand les bars et les restaurants s’animent jusque tard dans la nuit.

Le quartier historique

Pour apprécier la ville, il faut prendre son temps, s’immerger dans les ruelles du quartier historique, s’imprègner de l’ambiance. Et puis au hasard de la balade, se laisser surprendre par le passé.   

la Cathédrale de l’Incarnation. 

La Cathédrale c’est la fierté des habitants de Malaga. Elle est l’édifice le plus célèbre de la ville, édifiée entre 1528 et 1782 sur les restes d’une ancienne mosquée. Elle ne fut jamais complètement achevée. Il lui manque notamment une  tour, d’où son surnom : la manchotte ! Il s’agit de la cathédrale la lus haute d’Andalousie.

Elle se trouve à deux pas de l’Alcazaba en plein centre historique.

cathédrale de Malaga
cathédrale de Malaga

A deux pas de la cathédrale : le théatre romain et l’Alcazaba

Le Théâtre Romain se trouve au pied de la colline de l’Alcazaba. Découvert en 1951 après avoir été enterré pendant des siècles, sa construction date du 1er siècle. Elle est l’oeuvre de l’empereur Auguste.   Les arabes ont utilisé des éléments de sa construction pour fonder au VIII ème Siècle,  l’Alcazaba.

le théâtre romain de Malaga

 l’ Alcazaba est un palais forteresse construit au XIème siècle par les maures présents en Andalousie. C’est dans ce lieu en surplomb de la mer que résidaient les gouverneurs maures. Il est situé sur une colline au sommet de laquelle se trouve le château de Gibralfaro. Les rois catholiques en feront le siège avant d’en prendre possession. A l’intérieur de la forteresse, une succession de terrasses, de jardinets fleuris, de salles, de passages en arcades et autres vasques et fontaines relèvent d’un un style extrêmement raffiné.

l'alcazaba de Malaga

Rencontre avec Picasso

Picasso est né le 25 octobre 1881 à Malaga,dans un petit immeuble de quatre étages située à l’angle de plaza de la Merced, juste à côté d’un petit marché. Dans cette batisse aux volets verts  se trouve la fondation Picasso. En sa mémoire, une statue le représentant assis sur un banc de la place a été réalisée.

la statue de Picasso
en compagnie de Picasso

Dans les rues de Malaga

Déambuler dans les rues de Malaga c’est aussi s’offrir une parenthèse gastronomique et des haltes mémorables dans quelques bars renommés de la ville. S’il est un bar à ne pas manquer, c’est l’Antigua Casa de Guardia.

le bar antigua casa de guardia
la taverne antigua casa de la guardia

Fondé en 1840, ce vieux bar aux allures de saloon espagnol sert diretcement du tonneau des dizaines de vins différents. En sirotant un vin délicieusement conservé et vieilli dans ces fûts alignés derrière le comptoir on peut également déguster en guise d’apéro quelques crevettes ou mollusques.

 

 

Un itinéraire gourmand

Tapas

Excepté les avenues principales longeant la mer et celles  perpendiculaires  tracées pour atteindre les hauteurs de la ville, Malaga, dans son centre historique est un réseau de ruelles bordées de façades colorées, taguées parfois. La plupart débouche sur de petites places bondées de monde surtout en fin d’après midi. Une foule rieuse et nonchalante défile alors entre les terrasses tandis que des fiacres silencieux attendent avec leur calèche reluisante d’éventuels clients.

le quartier historique de Malaga regorge de restaurants à tapas. Dans tous les prix et pour tous les goûts, de nombreux restaurants sont pris d’assaut. Des boquerones au vinagre  (anchoix marinés dans le vinaigre), la ensalada malaguena, l’ensaladila rusa, la fritura malaguena,  les gambas al pil pil, la tortilla de patatas… figurent au menu sans oublier l’ecellent jambon serrano et le fromage de la région.

 

jambon ibérique d'Andalousie
bar à tapas
tapas
poulpes taps

Grenade: la ville de Garcia Lorca

Grenade: la ville de Garcia Lorca

l'alhambra de Grenade

GRENADE: UNE VILLE ANDALOUSE AU PIED DE LA SIERRA NEVADA

Nous sommes allés à plusieurs reprises à Grenade. Et c’est toujours avec autant de plaisir qu’on redécouvre cette ville Andalouse au pied de la Sierra Nevada. Son charme, sa quiétude, son ambiance vous transportent dans de douces et inoubliables balades. La ville vit au rythme de quelques lieux très fréquéntés par les touristes notamment : l’Alhambra évidemment, l’Albaicin, le Sacromonte… En même temps, on ne peut pas aller à Grenade sans avoir une pensée émue pour le poète Garcia Lorca. Son souvenir hante la ville, tant les endroits qui en rappellent la présence  dans les années 30 sont nombreux. Ainsi du célèbre café Alameda aujourd’hui transformé en sympathique restaurant – El chikito- ; c’ était le lieu de rendez-vous des artistes, et des hommes politiques de l’époque. On y a   installé à une table sa statue grandeur nature. C’est ici qu’est né El Rinconcillo, « le petit coin », un groupe littéraire auquel il participa. Grenade est plein de lieux dédiés à sa mémoire. C’est à Grenade qu’il a écrit la plupart de son oeuvre, c’est là qu’il a été arrêté avant d’être assasiné le 19 août 1936 par les milices de Franco. Le poète du « Romancero Gitano  » avait un lien très fort avec Grenade. Il venait souvent à la Huerta de san Vincente, résidence d’été de sa famille, pour écrire, se reposer. Se mettre dans les pas de Lorca, flânez là où il aimait se ballader, à l’Alhambra, l’Albaicin, ou encore vers le Sacromonte, c’est une façon originale de retrouver, par-delà les oeuvres laissées là  par l’Histoire, la poésie et l’âme contemporaine de la ville !  Et c’est beau….

 

photo de Garcia Lorca

 Federico García Lorca est un poète et dramaturge espagnol, également peintre, pianiste et compositeur, né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros près de Grenade. Il est et assassiné le 19 août 1936 entre Viznar et Alfacar près de Grenade par des milices franquistes pour ses sympathies républicaines et son homosexualité. 

manuscrit de G. Lorca

QUELQUES LIVRES DE GARCIA LORCA

Poésies de Garcia Lorca
impressions et paysage de Garcia Lorca
noces de sang de Garcia Lorca

plaque maison natal de Garcia

Nous sommes allés à Fuente Vaqueros, le village andalou où est né Garcia Lorca. la commune n’est pas très loin de Grenade, à une quinzaine de km environ. Comme beaucoup de villages situés à proximité des villes, de nombreux pavillons y ont récemment été construits; des lotissements sont sortis de terre. Sur la place centrale, juste à côté de la maison de Lorca, quelques cafés-restaurants, très couleur locale acceuillent une clientèle de jeunes, de vieux, d’ouvriers venus là pour la pause et pour parler des dernières nouvelles du monde. Vers 14h. lorsque le super marché de la place ferme ses portes, que les commerces ont baissé leur rideau de fer, les restaurants se remplissent. Au milieu des voix espagnoles graves et fortes, des tintements d’assiettes, de verres, des rires, des tapas  et des baillements, on mange notre ensalada en attendant que le guide nous fasse visiter la maison. Dehors il fait très chaud, une quarantaine de degrés !

La maison natale de Garcia Lorca est très simple, pas vraiment belle lorsqu’on la regarde de l’extérieur. Le guide fort sympathique nous acceuille sur le pas de la porte et nous fait entrer dans la maison/musée où la plupart des pièces et des objets ont été conservés en l’état. Tandis que nous visitions la chambre de G. Lorca, et que nous nous dirigions vers le salon, j’entendis ému, les pas des domestiques s’activant  dans la maisonnée, le bêlement des animaux et des brebis dans l’étable, des bruits qui me parvenaient de la profondeur d’un temps révolu. L’illusion ne dure qu’un court instant. L’ancienne grange a été transformée en une sorte de centre de documentation et d’archives. La maison est un musée.

                                Dans la cour de la maison de G. Lorca

Maison natale de Garcia Lorca
 » … Par les froides nuits  d’hiver quand les rues étaient des lutins d’ombre et qu’il y avait dans l’air des hurlements de loups affamés, les valets de ferme se rassemblaient sous la hotte de la cheminée et entre deux cigarettes se raconctaient des évènements passés dont ils avaient été infailliblement témoins… La cuisine où ils s’entretenaient était vaste, badigeonnée à l’ocre avec quelques vaisseliers ornés de papiers de couleur. Sur la cheminée brillaient les cuivres et les verres épais. la pièce sentait la pâte de coing et le boudin mis à sècher au coin du feu. Les valets arrivaient l’un après l’autre sans se presser, s’asseyaient avec pretance et roulaient leurs cigarettes avec une solennité de roi. Comme il n’y avait pas encore d’électricité, la cuisine était éclairée par une lampe à huile à quatre mèches, posées sur une table où dormaient les chats. Les hommes parlaient d’abord des semailles, des bêtes, puis ils commentaient ce que l’un d’entre eux qui avait cet avantage lisait. …. »

Extraits du livre de Federico Garcia Lorca, Mon village et autres textes.

CELEBRES OU ANONYMES ILS ONT SEJOURNE A GRENADE ET Y ONT LAISSE CES CITATIONS

 » l’imagination va au-delà des limites de ton monde  » 

Grenade faisait partie du royaume de Grenade (1238-1492)  qui fut le dernier bastion musulman en Espagne, point final de la Reconquista catholique.

C’est une ville qui recèle des trésors d’architecture et d’extraordinaires ressources culturelles et urbanistiques.

L’alhambra, la cathédrale, le quartier de l’Albaicin avec ses ruelles étroites et ses maisons blanches, le Sacromonte, l’ancien quartier gitan, le centre historique constituent « les incontournables  » touristiques,  ce qu’il faut voir, ce qu’on a vu. On a eu un coup de coeur pour El Paseo del Violon le long de la rivière Genil. Là, tous les soirs de notre séjour Grenadin, nous allions dîner au milieu du paséo dans ce fabuleux restaurant en plein air : Restaurante kiosko las titas. Les tapas y sont délicieuses !

lalhambra

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