Ica et les dunes de sable de huacachina

Ica et les dunes de sable de huacachina

 ICA et HUACACHINA. Une bande désertique à 300 km au sud de Lima. Située sur la Panaméricaine (la route la plus longue du monde qui part de l’Alaska et relie l’extrême sud de l’argentine du côté de l’antarctique !), la ville d’ICA a le charme typique et désuet d’une petite ville de province, avec sa grand-place, son église, ses cafés-restaurants, ses magasins…. Hier, à Lima, le temps était gris, humide, pluvieux. Ici, le ciel est d’un bleu intense. Une douce chaleur règne sur une ville entourée d’un grand désert de sable. Curieusement, la région aux allures de petit sahara me donne l’impression d’être dans le sud marocain; en tout cas, la ressemblance est saisissante. Dans cette région aride poussent des vignes. ICA est une région viticole célèbre et la coexistence du désert et de la vigne pour curieux que cela puisse paraître dans un premier temps, semble très prometteuse. On y fabrique également le Pisco, un alcool fort qui entre dans la composition de la célèbre boisson péruvienne du même nom : le pisco sour. A Huacachina, à la sortie d’Ica, se trouve une oasis avec une étendue d’eau aujourd’hui très polluée… C’est ici que l’impression d’être dans le Sahara, avec des dunes de sable, des palmiers …est la plus forte. Tout autour, le spectacle est grandiose : c’est le désert. En 3 heures de buggy, on rejoint le pacifique m’explique un jeune chauffeur ! C’est curieux comme des lieux aussi distants l’un de l’autre (le sahara et ce désert péruvien) peuvent à ce point se ressembler jusqu’à se confondre; enfin presque  !

L’OASIS DE HUCACHINA

Cuzco et la vallée des incas

Cuzco et la vallée des incas

CUZCO, « la Rome des Incas » est une ville d’altitude de la cordillère des Andes située à 3399m. d’altitude. Ancienne capitale de l’Empire inca,  elle est surtout connue pour ses vestiges archéologiques et son architecture coloniale hispanique. Selon une des légendes, (il y en a plusieurs !) la ville est fondée par Manco Inca et son épouse Mama Oclla. Littéralement sortis des eaux du lac Titicaca, ils sont envoyés par le dieu Viracocha pour établir le cœur d’une grande et puissante civilisation. Là où s’enfoncera le sceptre d’or avec lequel ils parcourent la région, doit être fondée la cité impériale. Ce sera CUZCO

Le nom « Cuzco » vient du quechua « Qosqo », qui signifie « nombril du monde ». La ville se développe alors très lentement et il faudra attendre l’arrivée de l’Inca Pachacutec en 1438 pour que démarre une période institutionnelle marquée par des initiatives urbaines et administratives majeures. Qosqo devient alors la capitale d’un empire couvrant la moitié du continent sud-américain. Elle sera également une ville spirituelle de première  importance : les 15 000 habitants de la ville sont en grande majorité des nobles, des prêtres et des serviteurs. Les cérémonies et les rituels font l’objet de pèlerinages incessants des quatre coins du royaume.

Centre politique, administratif, culturel, Cuzco rayonne pour un temps sur toute l’Amérique du Sud. Son développement est stoppé net par l’arrivée des Espagnols. Le 15 novembre 1533, Fransisco Pizzaro entre dans l’enceinte de Cuzco à la tête de son armée de conquistadors. La présence espagnole sera terrible pour Cuzco. Une période de destruction et d’anéantissement de toutes les traces de l’influence Inca commence.  Sur les ruines du palais inca, les espagnols construisent la cathédrale, sur celles du Qoricancha, l’église San Domingo. Systématiquement les espagnols construiront en lieu et place des monuments incas, leurs propres monuments pour mieux asseoir leur domination.  

 LE SIEGE DE CUZCO PAR LES ESPAGNOLS (1536-37)

            

 

Cuzco, perd son rang de capitale de l’empire inca au profit de Lima. La ville,        située au bord du Pacifique convient mieux aux espagnols. Cuzco  maintiendra cependant un rôle crucial comme carrefour commercial, entre Lima (seul port officiel de l’Amérique du Sud vers l’Europe) et les mines d’argent de Potosi (en Bolivie)  

LA CATHEDRALE DE CUZCO

EGLISE DE LA COMPAGNIE DE JESUS

Construite par les jésuites en 1576 sur le site d’un palais Inca, cette église de style baroque est gravement endommagée par un tremblement de terre en 1650. Elle est reconstruite et achevée en 1668.

COUVENT SAN DOMINGO

EN VILLE…

Cette statue de l’Inca se trouve sur la plaza de armas à CUZCO. Elle est le symbole de la fondation de la ville et de la civilisation Inca. Edifiée au coeur de la ville en 2001, elle ne fait pas l’unanimité parmi les habitants. Certains souhaiteraient qu’on la retire !

Ces pierres qui composent un mur de la rue Hatun Rumiyoc à Cuzco au Pérou illustrent parfaitement le mode de construction utilisé par les Incas. Les pierres ne sont pas jointes entre elles par du ciment mais grâce à des tailles complexes, polygonales qui forment après polissage des joints parfaits.

QUELQUES PHOTOS DE CUZCO

SUR LA TRACE DES INCAS A PROXIMITE DE CUZCO

Cuzco est le point de départ idéal vers le Machu Picchu, et quelques haut-lieux de la civiliastion Incas. Parmi ceux-ci Chinchero, Maras, Ollantaytambo, Pisac.

 

CHINCHERO

C’est un village de 15000 habitants situé à 3760m. d’altitude.  Entouré des sommets enneigés de la cordillère des Andes, cette localité offre un superbe panorama sur un environnement  où se mélangent le blanc des maisons, le bleu du ciel, le rouge des murailles et le vert de la végétation. Ici, les paysans cultivent du maïs, du quinoa et des pommes de terre sur les terrasses construites par leurs ancêtres, les Incas. La plupart des maisons de couleur blanche sont construites en adobe (mélange de boue et de paille). En se promenant on peut encore voir les restes des murs Incas construits avec des pierres taillées et des terrasses de culture encore utilisées aujourd’hui. L’église fut construite au 17 ème siècle sur les ruines d’un palais Inca et abrite un grand nombre de belles toiles de l’école Cusqueña.

Terrasses Incas de Chinchero

LES SALINES DE MARAS

Au Pérou, sur les hauteurs de la vallée sacrée des Incas, se trouvent les salines de Maras: un site hors du commun accroché aux flancs de la montagne. Il s’agissait de bassins salés exploités par les Incas ou plus exactement par leurs descendants les indiens de la vallée, une exploitation encore en activité.

 

OLLANTAYTAMBO

Ce grand village à 75 kilomètres au nord ouest de Cuzco a conservé les plans de construction Inca avec les ruelles, les pavés, les évacuations d’eau. L’endroit est surtout connu pour son ancienne forteresse Inca. Manco Capac s’y réfugia pour tenter de fédérer la résistance après la chute de Cuzco. Elle fut le siège de luttes acharnées contre les espagnols.

A noter également qu’Ollantaytambo est un des lieux de départ du train des Andes qui mène à Agua Calientes, juste au pied du Machu Picchu

Le Machu Picchu

Le Machu Picchu

MACHU PICCHU : un des sites les plus fréquentés du monde ! C’est généralement à travers cette photo largement médiatisée qu’on se représente le Machu Picchu. Pour Brigitte et moi, l’image s’est effacée. Elle vient de laisser la place à une réalité qui relie dans un sublime panorama, toutes les conditions de la nature, de l’histoire humaine et du paysage, grandiose évidemment. Enfin !  Après quelques heures de marches on est arrivé, là où il y a environ 6 siècles les Incas avaient érigé une ville sacrée.

 

La découverte du site 

C’est en 1911 que l’archéologue américain Hiram Bingham de l’université de Yale découvre l’endroit. Passionné par les ruines Incas, il était à la recherche d’une cité perdue nommée Vitcos. C’est dans ce contexte qu’il découvre Le Machu Picchu. Cela dit, les paysans locaux connaissaient l’endroit depuis longtemps déjà et des explorateurs occidentaux en connaissaient l’existence avant même que l’archéologue américain n’en divulgue l’interêt archéologique. Pour en savoir plus sur les conditions de cette découverte, je vous renvoie au livre écrit par Bingham et à ce  lien https://machupicchu.fr/histoire  

 

 Quand Hiram Bingham arrive sur les lieux, le site est enfoui sous une abondante et épaisse végétation. Il va falloir des années pour le restaurer, le nettoyer, l’entretenir et en faire ce qu’il est aujourd’hui : un endroit absolument sublime et magique qui accueille, au risque de sa détérioration, 7000 visiteurs par jour. C’est un des lieux les plus visités au monde.

Construit sur un piton rocheux, le site est à une altitude moyenne de 2353m. Sa construction fut réalisée sous le règne de l’empereur incas pachacutec aux environs de 1450 à l’apogée de l’empire incas. Vous pouvez observer que les murs des temples, des maisons sont construits avec de grosses pierres ajustées les unes les autres avec précision et sans liant. Il n’y a pas de ciment par exemple; contrairement à d’autres lieux sacrés incas, les conquistadores espagnols ne sont jamais arrivés là. Du coup,  le lieu a été préservé de la destruction et du pillage. Machu Picchu est un centre politique, intellectuel, religieux et administratif important de la période incas. La cité possèdait 2 secteurs principaux :

-un secteur agricole composé de terrasses

-un secteur urbain qui assurait entre autres des fonctions administratives  et religieuses

Elle est abandonnée vers 1572 à la suite de la conquista espagnole. Il est possible que la plupart de ses habitants soient morts de la variole introduite par les espagnols.

 

 

LE MACHU PICCHU FACE AUTOURISME DE MASSE

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983, le Machu Picchu est aujourd’hui menacé par la foule de touristes qui s’y presse quotidiennement. Alors que l’Unesco recommandait 2500 touristes/jours, ils ne sont pas loin de 7000 visiteurs /jour à fouler en 2019 les célèbres vestiges Incas. Selon les experts, la fragilité de l’environnement ne peut résister à une telle affluence.

Construit en terrasses, le site est en effet menacé d’érosion du fait des pas des visiteurs. L’accès de certaines zones fragiles a déjà été limité par les conservateurs du site et l’Unesco menace de classer la citadelle Inca comme “patrimoine mondial en péril”. Malgré ces avertissements et en dépit d’une dégradation progressive du site, un nouvel aéroport est prévu dans les années qui viennent, l’aéroport actuel de Cuzco étant jugé trop petit, obsolète et dangereux. Le projet pourrait ainsi multiplier le nombre de touristes par trois selon les autorités. Les travaux de terrassement pour sa construction ont commencé en février 2019. Il est situé dans la vallée sacrée de Chinchero. A l’évidence les arguments financiers semblent prévaloir sur les enjeux « écologiques ». Plus précisément, les bénéfices liés à ce nouvel aéroport estimés à 3 milliards d’euros par an concerneraient les grands opérateurs touristiques, les entreprises de service… au détriment des populations locales condamnées à se recycler dans des emplois précaires d’employés…. Par effets induits, avec l’explosion du foncier, les entreprises immobilières devraient être les principales gagnantes d’un développement territorial soutenu par le gouvernement. Le Machu Picchu sera-t-il condamné à devenir le grand parc d’attraction du Pérou ?

 

EN DIRECT DU MACHU PICCHU

Puno et le lac Titicaca

Puno et le lac Titicaca

PUNO située au bord du lac Titicaca, le plan d’eau navigable le plus haut du monde (3800 m.), est une ville péruvienne de 129000 habitants. Ici, la Bolivie n’est plus très loin. A première vue, le décor lacustre qui entoure Puno, semble la principale attraction des lieux. Mais sous ses airs de ville sans intérêt particulier, la ville est le berceau de la civilisation Inca. Accents indigènes, héritage espagnol, sa géographie et son histoire en font une ville agréable. On remarquera la cathédrale de style baroque andin, et le Yavari, un navire à vapeur du XIXe siècle aujourd’hui converti en chambres d’hôtes.

Avant de rejoindre La Paz, nous avons fait un tour sur les îles flottantes d’Uros. Ces îles sont situées à une vingtaine de minutes de bateau en face de de Puno. Elles sont artificielles et ont la particularité d’avoir été construites par les premiers habitants du lac, les Uros. Ce peuple vit sur le lac depuis plusieurs générations. C’est le totora, une sorte de roseau local,  qui est utilisé dans la construction des îles. Empilé en couches compactes successives, atteignant environ  3 m. d’épaisseur, le totora forme le sol de chaque île.  Au-dessus, ont été construites les maisonnettes. Le mobilier est également en roseau. Ces îles ressemblent ainsi à de grands radeaux arrimés à un piquet pour les empêcher de dériver Aujourd’hui, elles ne sont plus guère habitées et leurs descendants utilisent et entretiennent les anciennes îles Uros à des fins touristiques, pour faire revivre les anciennes traditions remises au goût du jour : des bungalows/buvettes et de gros catamarans en totora accueillent et promènent désormais les touristes.

Lima entre histoire et modernité

Lima entre histoire et modernité

LIMA, une ville entre histoire et modernité. C’est ici que démarre notre périple en Amérique du Sud. Comme dans n’importe quelle grande ville du monde, ce qui surprend tout de suite, c’est l’agitation ambiante…A cela s’ajoute une couleur : le gris, celui de la brume, du ciel. “Lima la grise”, l’appelle-t-on parfois. Mais passées ces premières impressions, Lima a des airs d’une gigantesque mosaïque judicieusement placée entre le Pacifique et la cordillère des Andes. Quelque peu chaotique et bariolée, la capitale du Pérou possède un riche patrimoine historique et architectural. Elle cajole en effet l’œil et les sens du voyageur par ses références à l’histoire (musées, monuments historiques, architecture…) et une certaine douceur de vivre que l’on retrouve principalement dans deux quartiers de Lima: Barranco et Miraflores. Par ailleurs, avec ses nombreux restaurants pour la plupart situés à Miraflores et à Barranco, elle sait aussi flatter les papilles du gastronome en vadrouille : sa cuisine peut se révèler extraordinairement subtile en raison de ses multiples influences africaines, asiatiques, européennes…La ville est fondée en janvier 1535 par Francisco Pizarro sous le nom de Ciudad de Los Reyes, (la ville des rois) puis consacrée capitale de la vice royauté du Pérou au détriment de Cuzco, l’ancienne capitale Inca. La conception et la mise en place du centre historique de Lima étaient basées sur le modèle des villes d’Espagne, en particulier de Séville. Il en va de même pour les premières maisons coloniales de Lima. De cette période, il ne reste hélas  plus grand chose. C’est le terrible tremblement de terre de 1746 qui a littéralement ravagé les premières constructions entreprises sous le règne du conquistador. Beaucoup de monuments, d’église et de palais du centre-ville, ont ainsi été reconstruits.

MOMENT VIDEO 

 

Centre historique de Lima

De splendides balcons en bois ornent les facades des demeures du quartier historique

les célèbres balcons de Lima sont en bois magnifiquement ciselés. Ils illustrent parfaitement le projet architectural de l’époque; La plupart sont des balcons fermés avec des jalousies, d’origine maure mais avec un style et un caractère distinctif de Lima.

A l’époque de Pizzaro, Lima ne se trouvait pas au bord de la mer. Au XIXè siècle, les familles les plus aisées ont déserté le centre historique pour s’installer le long de la côté Pacifique, et ainsi donner naissance aux actuels quartier de Miraflores et Barranco.

LE DISTRICT DE MIRAFLORES

C’est un des 43 districts de la province de Lima au Pérou. Créé en 1857  le territoire de ce quartier s’étend sur environ 10 km2 et compte plus de 77 000 habitants.

Miraflores est historiquement un district résidentiel et autrefois balnéaire. Aujourd’hui, le district de Miraflorès concentre une partie importante de l’activité économique et touristique de la capitale Lima.

Nous y avons trouvé notre hébergement et fait un tour haut en couleurs au marché et au jardin des amours.

 

LE DISTRICT DE BARRANCO

Barranco est plus petit que Miraflores . 45922 habitants y vivent sur un territoire de 3,33 km2. A l’origine Barranco est un village de pêcheurs. En 1874 il devient le 43 ème  district de la province de Lima. Transformé en lieu de villégiature de l’aristocratie péruvienne, il va attirer au fil des années les artistes, les peintres, les intellectuels ainsi que de nombreux étrangers séduits par l’ambiance « bohême » du quartier. Très éloigné du centre-ville, une ligne de chemin de fer et de tramway furent construits. Aujourd’hui de nombreux bus font le trajet avec le quartier historique. Ici, vous ne verrez pas de Buildings. L’endroit n’a pas beaucoup bougé ; il est resté comme il devait être au siècle dernier. Depuis le Pont des Soupirs, du haut des falaises, ou des balcons des vieilles demeures, la vue sur l’océan pacifique est magnifique. Fréquentés par les jeunes gens branchés de Lima et les nombreux touristes, le quartier a vu se multiplier  les restaurants et discothèques.

 

VUE SUR LE PACIFIQUE

Informations générales sur le Pérou

Informations générales sur le Pérou

   Superficie : 1 285 220 km²
Population : 32 millions (estimation 2018), dont 28 % de moins de 15 ans ; 6 % de plus de 65 ans
Capitale : Lima (8,57 millions d’habitants – 2017)
Régions principales hors Lima (estimations 2017) : Piura (1,85 million), La Libertad (1,77), Arequipa (1,38), Cajamarca (1,34), Junín (1,24), Cuzco (1,2), Lambayeque (1,19), Puno (1,17), Áncash (1,08), Callao (0,9).
Villes principales hors Lima (estimations 2017) : Arequipa (1 million), Trujillo (919 000), Chiclayo (552 000), Piura (473 000), Huancayo (456 000), Cuzco (428 000), Chimbote (381 000), Iquitos (377 000), Pucallpa (326 000), Tacna (286 000), Ica (282 000).
Langue officielle : espagnol. Le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiqués.
Monnaie : Nouveau sol péruvien (PEN) sol. 1 PEN = 0,27 euro au 26-10-2019
Fête nationale : 28 juillet (indépendance, le 28 juillet 1821)

 

 

 

 

 

 

Données démographiques

Taux de croissance démographique : 1,2 % par an (2017)
Espérance de vie (2016) : 74,9 ans ; mortalité infantile : 19 pour 1000
Taux d’alphabétisation (personnes âgées de plus de 15 ans) : 97 % (hommes), 91 % (femmes)
Religion (s) : catholiques (estimé à 85 %), évangéliques (estimé à 15 %).
Indice de développement humain (Classement ONU – 2017) : 0,75 (89e rang sur 188)

 

Données économiques

PIB 2017 : 211,3 Mds USD (FMI)
Taux de croissance (2018) : 3,8 %
Taux de chômage : 4,5% en 2018 (OIT) mais emploi informel important
Taux d’inflation 2018 : 2,5 %
Dette publique 2018 (FMI) : 26,4 % du PIB
Balance commerciale 2017 : +4,5 Md$

Principaux clients : Chine (17 %), États-Unis (13,3 %), Suisse (11,2 %)

Principaux fournisseurs : États-Unis (18,7 %), Chine (18,4 %), Brésil (6,1 %)

salaire moyen : 413€/mois

SITUATION SOCIO-POLITIQUE : Actuel Président de la république Péruvienne, Martin Vizcarra a succédé à cinq prédécesseurs, tous impliqués dans des affaires de corruption (certains sont actuellement en prison ). La corruption et le trafic d’influence ont largement contribué à décrédibiliser les responsables politiques péruviens et au-delà à aggraver les inégalités. Le scandale d’Odebrecht par exemple, le géant brésilien du BTP a mis en lumière les implications financières de la plupart des chefs d’état qui se sont succédés à la tête du pays et aussi de certaines personnalités politiques. Cette entreprise a distribué entre 2001 et 2016 près de 788 millions de dollars de pots de vins en échange de l’obtention de marchés publics, au Pérou, certes, mais aussi dans d’autres pays d’Amérique latine et même d’Afrique. La réalisation du métro à Lima, le gazoduc du sud, l’autoroute interocéanique…ont pu être réalisés ainsi grâce à des commissions occultes. L’argent récupéré servait à financer illégalement les campagnes électorales mais était également destiné directement aux dirigeants politiques. Cette multinationale de la corruption obtenait en échange les chantiers généralement sur-facturés ! La justice péruvienne a placé en détention provisoire pour dix jours l’ex-président Pedro Pablo Kuczynski (2016-2018) dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht. La cheffe de l’opposition, Keiko Fujimori, emprisonnée depuis plus d’un an vient tout juste de sortir de prison (30 novembre 19). Dans ce contexte, l’actuel chef d’Etat est à son tour menacé. Pas pour d’éventuels manquements mais plutôt pour son zèle anticorruption. Vizcarra, qui veut en appeler aux Péruviens, a dissous le 30 septembre 2019 le Parlement dominé par l’opposition fujimoriste (droite poluliste). Des élections législatives anticipées ont donc été convoquées pour le 26 janvier 2020 par le président de la République, dans le cadre de sa croisade anti-corruption. Il a notamment fait ratifier par référendum en 2018 une réforme qui prévoit que les députés actuels ne pourront pas être réélus lors des prochaines législatives. On retiendra que le pays traverse en cette fin d’année 2019 une grave crise politique accentuée par des grèves et des manifestations.

Le Pérou est aussi  l’un des pays du monde les plus richement dotés en métaux précieux, le secteur minier fournissant des revenus significatifs au pays ainsi qu’aux compagnies minières. Nombre des plus importantes compagnies minières ont des activités au Pérou, dont Anglo American, BHP, Glencore, Rio Tinto, Grupo México, Newmont, Barrick Gold, Freeport-McMoRan, China MinMetals et Shougang Group.

Bien qu’elle soit l’une des principales sources d’emploi du Pérou, l’activité minière est aussi à l’origine de conflits sociaux et environnementaux. Environ 130.000 personnes travaillent dans des conditions très précaires. (30 victimes décèdent chaque année dans des accidents du travail).

Menées dans des régions où vivent des fermiers et des populations indigènes, l’activité minière met en péril leurs moyens d’existence alors qu’il n’existe aucun processus préalable de consultation pour obtenir le consentement de ces communautés locales.