Superficie : 1 285 220 km²
Population : 32 millions (estimation 2018), dont 28 % de moins de 15 ans ; 6 % de plus de 65 ans
Capitale : Lima (8,57 millions d’habitants – 2017)
Régions principales hors Lima (estimations 2017) : Piura (1,85 million), La Libertad (1,77), Arequipa (1,38), Cajamarca (1,34), Junín (1,24), Cuzco (1,2), Lambayeque (1,19), Puno (1,17), Áncash (1,08), Callao (0,9).
Villes principales hors Lima (estimations 2017) : Arequipa (1 million), Trujillo (919 000), Chiclayo (552 000), Piura (473 000), Huancayo (456 000), Cuzco (428 000), Chimbote (381 000), Iquitos (377 000), Pucallpa (326 000), Tacna (286 000), Ica (282 000).
Langue officielle : espagnol. Le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiqués.
Monnaie : Nouveau sol péruvien (PEN) sol. 1 PEN = 0,27 euro au 26-10-2019
Fête nationale : 28 juillet (indépendance, le 28 juillet 1821)

 

 

 

 

 

 

Données démographiques

Taux de croissance démographique : 1,2 % par an (2017)
Espérance de vie (2016) : 74,9 ans ; mortalité infantile : 19 pour 1000
Taux d’alphabétisation (personnes âgées de plus de 15 ans) : 97 % (hommes), 91 % (femmes)
Religion (s) : catholiques (estimé à 85 %), évangéliques (estimé à 15 %).
Indice de développement humain (Classement ONU – 2017) : 0,75 (89e rang sur 188)

 

Données économiques

PIB 2017 : 211,3 Mds USD (FMI)
Taux de croissance (2018) : 3,8 %
Taux de chômage : 4,5% en 2018 (OIT) mais emploi informel important
Taux d’inflation 2018 : 2,5 %
Dette publique 2018 (FMI) : 26,4 % du PIB
Balance commerciale 2017 : +4,5 Md$

Principaux clients : Chine (17 %), États-Unis (13,3 %), Suisse (11,2 %)

Principaux fournisseurs : États-Unis (18,7 %), Chine (18,4 %), Brésil (6,1 %)

salaire moyen : 413€/mois

SITUATION SOCIO-POLITIQUE : Actuel Président de la république Péruvienne, Martin Vizcarra a succédé à cinq prédécesseurs, tous impliqués dans des affaires de corruption (certains sont actuellement en prison ). La corruption et le trafic d’influence ont largement contribué à décrédibiliser les responsables politiques péruviens et au-delà à aggraver les inégalités. Le scandale d’Odebrecht par exemple, le géant brésilien du BTP a mis en lumière les implications financières de la plupart des chefs d’état qui se sont succédés à la tête du pays et aussi de certaines personnalités politiques. Cette entreprise a distribué entre 2001 et 2016 près de 788 millions de dollars de pots de vins en échange de l’obtention de marchés publics, au Pérou, certes, mais aussi dans d’autres pays d’Amérique latine et même d’Afrique. La réalisation du métro à Lima, le gazoduc du sud, l’autoroute interocéanique…ont pu être réalisés ainsi grâce à des commissions occultes. L’argent récupéré servait à financer illégalement les campagnes électorales mais était également destiné directement aux dirigeants politiques. Cette multinationale de la corruption obtenait en échange les chantiers généralement sur-facturés ! La justice péruvienne a placé en détention provisoire pour dix jours l’ex-président Pedro Pablo Kuczynski (2016-2018) dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht. La cheffe de l’opposition, Keiko Fujimori, emprisonnée depuis plus d’un an vient tout juste de sortir de prison (30 novembre 19). Dans ce contexte, l’actuel chef d’Etat est à son tour menacé. Pas pour d’éventuels manquements mais plutôt pour son zèle anticorruption. Vizcarra, qui veut en appeler aux Péruviens, a dissous le 30 septembre 2019 le Parlement dominé par l’opposition fujimoriste (droite poluliste). Des élections législatives anticipées ont donc été convoquées pour le 26 janvier 2020 par le président de la République, dans le cadre de sa croisade anti-corruption. Il a notamment fait ratifier par référendum en 2018 une réforme qui prévoit que les députés actuels ne pourront pas être réélus lors des prochaines législatives. On retiendra que le pays traverse en cette fin d’année 2019 une grave crise politique accentuée par des grèves et des manifestations.

Le Pérou est aussi  l’un des pays du monde les plus richement dotés en métaux précieux, le secteur minier fournissant des revenus significatifs au pays ainsi qu’aux compagnies minières. Nombre des plus importantes compagnies minières ont des activités au Pérou, dont Anglo American, BHP, Glencore, Rio Tinto, Grupo México, Newmont, Barrick Gold, Freeport-McMoRan, China MinMetals et Shougang Group.

Bien qu’elle soit l’une des principales sources d’emploi du Pérou, l’activité minière est aussi à l’origine de conflits sociaux et environnementaux. Environ 130.000 personnes travaillent dans des conditions très précaires. (30 victimes décèdent chaque année dans des accidents du travail).

Menées dans des régions où vivent des fermiers et des populations indigènes, l’activité minière met en péril leurs moyens d’existence alors qu’il n’existe aucun processus préalable de consultation pour obtenir le consentement de ces communautés locales.