Dans la station balnéaire de Mahabalipuram à 50 km au sud de madras.

Dans la station balnéaire de Mahabalipuram à 50 km au sud de madras.

MAHABALIPURAM

Mahabalipuram est une station balnéaire côtière située à 50 km au sud de ChennaÏ (Madras) sur la côte de Coromandel; elle servait de port à Madras au Moyen Âge.

Elle abrite un site archéologique et des temples de première importance en Inde du sud, appelé le groupe de monuments de Mahabalipuram par l’UNSCO. Cet ensemble est un site du patrimoine modial constitué d’une collection de monuments religieux datant des VIIème et VIII siècles de l’ère chrétienne principalement érigé par la dynastie Pallava. Se promener dans cette partie grandeur nature de l’histoire de l’Inde est un vrai régal culturel pour qui veut découvrir l’hindouisme.

Le Temple du Rivage est un temple construit de 700 à 728 par le roi Pallava Râjasimha Nârasimhavarman II au bord de la côte du golfe du Bengale. C’est un des premiers temples construits par opposition aux temples creusés dans des grottes ou excavés dans des falaises.

“La Descente du Gange” est un bas-relief datant du 7ème siècle, probablement le plus grand au monde est-il indiqué dans les guides. Les sculptures qui couvrent la totalité de la surface de deux énormes rochers, (27 mètres de long sur 9 mètres de haut), dépeignent le cours du Gange depuis les Cieux et l’Himalaya tel que décrit dans le Panchatantra.

A l’entrée du site de Mahabalipuram, sur un massif rocheux en forte déclivité, est posée cette boule de granit, appelé la boule de beurre de Krishna. D’après la légende, cette boule de beurre aurait été laissée tomber négligemment par Krishna, alors bébé; un bébé gourmand qui chapardait le beurre gardé par sa mère.

Ces quelques photos vous ont très probablement convaincus de l’intérêt qu’il y a à s’arrêter 2 jours au moins dans cette petite ville du sud de l’Inde  entre Chennaï et Pondichéry. De plus la ville est charmante, paisible. Après le tumulte, le bruit de Chennaï, les gens prennent le temps de vous sourire ! On apprécie…

DE PASSAGE À AUROVILLE

DE PASSAGE À AUROVILLE

AUROVILLE ! C’est une utopie qui a pris corps en 68 sur un territoire de 25 km2 à 10 km au Nord de Pondichéry, au beau milieu d’une zone désertique. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, cette utopie n’a pas grand chose à voir avec le mouvement hippies des années 60. Malgré une apparente concordance des temps, (les années 60), les références, les sources, les influences, les projets de vie sont différents, même si la même aspiration à la création d’un humanité renouvelée et au bonheur universel se retrouvent dans les deux projets.

Deux personnages sont au centre de cette utopie : Sri Aurobindo, né en 1872 à Calcutta et Mirra Alfassa née à Paris en 1878 appelée la Mère.

En 1914, la Mère vient à Pondicherry avec son mari. Elle y rencontre Aurobindo, retourne en France pour finalement  s’installer  définitivement à Pondichéry en 1920 avec celui qui sera son compagnon, un des premiers leaders indiens à se déclarer publiquement en faveur de l’indépendance totale de l’Inde. Il fera de la prison pour cela,  sera libéré et pour éviter d’y retourner, il se réfugiera à Pondichéry, alors territoire Français.

C’est là que le couple fera connaissance. Il partage les mêmes convictions quant à une harmonie universelle et à l’unité de l’Homme. Ensemble ils vont travailler 30 ans durant à diffuser leurs idées et à s’associer avec d’autres qui, comme eux, pensent à un monde de paix, en harmonie avec la nature. Le Yoga est une de leur référence majeure.

Lorsque Aurobindo meurt en 1950, lorsqu’il quitte son corps, dit-on à l’ashram, la Mère poursuit le travail entrepris. Elle crée un centre d éducation et mène à bien son projet de création d’un “lieu d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités”

Ce lieu c’est Auroville. Il est inauguré en 1968.

En 1972, la Mère parle du projet en ces termes : « Il doit exister sur Terre un endroit inaliénable, un endroit qui n’appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du monde… ».

LE MATRIMANDIR, CENTRE ET LIEU DE MéDITATION D’AUROVILLE

LE SYMBOLE D’AUROVILLE

Au centre d’Auroville, se trouve le Matrimandir (“la Maison de la Mère “), considéré par Mirra Alfassa comme l’âme du lieu. La ville est organisée en quatre zones (internationale, culturelle, industrielle, résidentielle) aménagées autour du Matrimandir et occupant 25 km2 (actuellement 10 km2 sont réalisés). Conçue par l’architecte français Roger Anger disciple de Le Corbusier, Auroville était prévue pour accueillir 50 000 habitants. Actuellement 2500 y sont résidents. Une cinquantaine de  communautés réparties dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres vivent là en permanence.

Pour en savoir davantage sur cette ville expérimentale cliquez ici

Pour notre part nous n’avons que des photos de l’extérieur à vous montrer. L’entrée dans la “ville” relève, en effet, d’autorisations préalables que nous n’avions pas demandées. Sachez qu’il n’y a ni voitures, ni véhicules à moteur et que seule la bicyclette est autorisée. Pas de boutiques, ni de restaurants, ni de commerces dans la ville.

 

LE PLAN D’AUROVILLE

LA CHARTE D’AUROVILLE

Les plages du Kerala

Les plages du Kerala

barque de pêcheur à marari

Marari

Impossible d’aller à Alleppey sans profiter des superbes plages environnantes. Parmi celles-ci, celle de Marari est vraiment sublime !

Marari est une plage bien connue des gens de la région qui viennent le dimanche en famille. Située au-dessus d’Alleypey (12km au nord), nous y passerons le week end, juste avant de reprendre le train de nuit pour Chennaï.

En cette fin de d’hiver (indien), le coin est idéal pour une petite pause tranquille :  un véritable paradis où vivent quelques familles de pêcheurs et de vendeurs d’agrumes et de noix de coco.

Les touristes ne sont pas encore très nombreux en cette période de l’année. La saison n’a pas encore débuté; elle démarre en janvier et bat normalement son plein en mars. Malgré tout, nous sommes frappés par  l’absence quasi totale de touristes. Il y a très vraisemblablement une explication liée à l’extrême difficulté à changer de devises suite à la suppression pure et simple des billets de 500 et 1000 roupies , et à l’impossibilité pour la population et les touristes de disposer de cash en quantité suffisante.

Ajoutez à cela, par voie de conséquence, la difficulté et parfois l’impossibilité à changer des devises (on ne peut changer que 70€ à la fois/personne), et vous comprendrez que de nombreux étrangers aient finalement préféré renoncer à venir en Inde dans cette période un peu compliquée de l’histoire monétaire indienne.

Quoiqu’il en soit, c’est là, au bout d’une petite route de sable débouchant sur une plage longue de plusieurs dizaines de km que nous avons trouvé, parmi de nombreuses hébergements (vides), cette guesthouse très confortable au milieu des palmiers, au bord de l’océan indien !

Marari Cleeter residencycottage à marari

 

Le soir nous allions manger chez notre voisine qui tient un petit bar restaurant juste à côté. Elle nous cuisinait de bons petits plats très épicés pour un prix très sympa : 5€/personne.

la plage de Marari

la plage de marari

Marari Beach

Sur la plage de Marari

au bord de la plage

un dimanche à Marari

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Une rencontre surprenante !

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Au pays du thé

Au pays du thé

Munnar

Munnar et les plantations de thés. Nous sommes allés à Munnar en bus; après 4 heures d’une route très sinueuse dans sa dernière partie, le bus s’arrête à son terminal, 2km avant la ville. Nous poursuivons en tuc tuc, avisons un petit restaurant et nous mettons en quête d’un hébergement. C’est finalement un particulier qui va nous louer une chambre pour une nuit.
A 130 km au nord de Cochin, la ville de 69000 habitants environ est située à 1600 m. d’altitude et jouit d’un climat très agréable. Nuits fraîches et journées ne dépassant pas 25 degrés en cette période de l’année.
En tout cas, le climat doit être idéal pour la culture du thé, car ce ne sont pas moins de 24000 hectares de plantations qui recouvrent la région de Munnar pour un rendement annuel de 50 000 tonnes.
Avec un guide nous sommes allés visiter une toute petite partie de ces plantations et sommes grimpés jusqu’à 2100 m. pour un  superbe point de vue sur la vallée et les collines enveloppées dans la brume !
Désormais nous savons qu’il existe 3 variétés de thé : le blanc, le vert et  le noir. Tous les 3 proviennent du même plan mais les feuilles sont cueillies à différents moments. Le thé blanc est préparé avec de jeunes feuilles, le vert avec des feuilles ayant atteint un niveau de maturité supérieur et en dernier ce sont les feuilles les plus anciennes qui sont cueillies pour obtenir le thé noir.

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img_7914 sur le rocher

Le Musée du Thé.
A la suite de notre promenade nous avons visité le musée du thé et l’usine de fabrication. Ce sont les anglais qui les premiers à la fin du 19ème siècle ont planté après déforestation, des plans de thé. Toute la montagne en est couverte.
A la fin de la présence anglaise, le groupe industriel Tata a repris toutes les plantations. Il fut à une certaine époque l’unique employeur de la région.
Actuellement les 12500 employés sont actionnaires de l’entreprise KDHPC (Kanan Devan Hills Platation Company) mais Tata reste toujours actionnaire.

 

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Munnar en Royal Enfield !  Un rêve…. Nous posons juste pour la photo.

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L’INDE DU SUD

L’INDE DU SUD

L’INDE DU SUD. En novembre et décembre 2016 nous avons fait un circuit en Inde du Sud. De Chennaï (ex. Madras) à Cochin en passant par Pondichéry et Tanjore au centre du Kerala, la traversée de cette région a quelque chose de sublime. La beauté intemporelle des paysages et le spectacle brouillon et bruyant des villes, sont une plongée dans un pays en pleine mutation.