Pour de nombreuses personnes de ma génération, Santiago de Chile résonne de manière très précise :  la ville et au-delà le Chili évoquent le coup d’état militaire du 11 septembre 1973 qui mettait fin à la présidence socialiste d’Allende (1970-1973).

Symbole de ce coup d’Etat : le bombardement du palais présidentiel ordonné par Pinochet et la mort de Salavador Allende.

Pendant 16 ans, le Chili va  s’enfonçer dans une des séquences les plus noires de son histoire. (Plus de 3 200 morts et disparus, autour de 38 000 personnes torturées, plusieurs centaines de milliers d’exilés…). Inspiré par ceux qu’on appelle les “chicago boys”, les adeptes d’un néo-libéralisme dur, Pinochet développera une économie fondée sur les privatisations et le démantèlement des services publics. Pinochet est également à l’origine de la constitution chilienne adoptée en 1980, toujours en vigueur aujourd’hui. Si cette constitution a été pour partie débarrassée de ses “enclaves” les plus autoritaires, il reste qu’elle acte toujours un modèle de développement socio-économique à l’origine de profondes inégalités dans l’accès à la santé, à l’école…et contre lesquelles le peuple chilien est aujourd’hui mobilisé. 

 

C’est dans ce palais inauguré en 1805, bombardé en 1973 et restauré en 1981 que Salavador Allende s’est suicidé. Siège de la présidence du Chili, il est également aujourd’hui celui de trois ministères : Intérieur, Secrétariat général de la Présidence et Secrétariat général du gouvernement.

A propos de cette période sombre de l’histoire du Chili je vous propose ces deux références d’article :

le premier analyse l’influence de ceux qu’on appelait les chicago boy’s dans le tournant ultra liberal et toujours d’actualité du Chili.

le deuxième de la revue “la Vie” retrace les évènements de 1973 et les 16 années de dictature qui suivirent.

 

Sur les murs de Santiago de Chile

“Ah ! si seulement avec une goutte de poésie ou d’amour nous pouvions apaiser la haine du monde “  Pablo Neruda

Pablo Neruda, est un poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, né le 12 juillet 1904 à Parral, mort le 23 septembre 1973 à Santiago du Chili, quelques jours après le coup d’Etat de Pinochet

LA CHASCONA

C’est dans cette maison, dans le quartier de Bellavista que se trouve une des 3 maisons de  Pablo Néruda.

De retour de Valparaiso, partout dans la ville, des gens s’étaient rassemblés pour protester contre la vie chère. Les “cacerolazos”, les concerts de casseroles comme on les appelle ont été une expression du mécontentement en Argentine entre 2001 et 2002, en Espagne en 2011 et 2012 par les « indignés » contre l’austérité, comme en Islande contre les institutions financières pendant la crise de 2009. Pour en savoir plus si l’histoire de ce mode d’expression révolutionnaire à travers le monde clique ICI.