Nb. Cette rubrique est en cours de création. Il reste encore quelques moments à raconter. Fin janvier, je devrais arriver au terme de ce « voyage » narratif. Des modifications dans les textes et la mise en page sont évidemment à prévoir. Cette version n’est donc pas définitive …mais elle vous donne dores et déjà un aperçu de mon voyage au Maroc

le tour du Maroc avec ma royal enfield

DURÉE

36 jours

DISTANCE

3429 Km.

BUDGET

2750 €

– LE CIRCUIT –

le circuit au Maroc

Prendre le temps de voir et de comprendre. Aux étapes longues et souvent fastidieuses, j’ai préfèré les étapes courtes pour pouvoir prendre le temps de m’attarder là où d’habitude on ne fait que passer. Après tout, avec une moto, qui a si magnifiquement traversé le temps, n’est -ce pas une certaine philosophie du voyage qui s’impose ? Disposé à ouvrir grand les yeux et à comprendre les mondes que je traversais, je voulais pouvoir m’arrêter au hasard de mes envies et des occasions aux seules fins de retrouver de l’Histoire, de l’Humanité et de  l’Univers. C’est de cette manière que les chemins de traverses empruntés ont  dessiné en creux un parcours intérieur riche en images, en échanges  et en ‘émotions les plus diverses. C’est ainsi par exemple qu’à Tagounite avec Salah, j’ai découvert des douars et leur histoire, les écoles du secteur et leur développement ou qu’à El Djadida avec Abdel, deux destins se sont croisés une amitié est nait… une belle expérience qui me conforte dans l’idée que voyager c’est prendre le temps de discuter, d’échanger, de rencontrer… Et là j’avais le temps. Comme le rappelle merveilleusement bien G. Vigarello dans son livre « une histoire des lointains » … « le temps ordonne l’espace ». Oui, il lui donne une forme, un relief que la précipitation écrase. Plus encore, il lui confère une qualité qui aiguise la curiosité et ouvre grand la fenêtre de l’imagination. Il fait ainsi du voyage un moment précieux, rythmé par des rencontres originales et la sublime variété des régions traversées.

Tanger-Rabat : 250 km

Rabat – Casablanca : 68 km

Casablanca – Marrakech : 256 km

Marrakech – Ouarzazate : 195 km

Ouarzazate – Zagora : 160 km

Zagora – Tagounite -Mahmid : 100 km

Mahmid -Foum Zguid : 225 km

    Foum Zguid – Tata : 137 km

    Tata -Taroudant : 174 km

    Taroudant -Asni – Imlil : 190 km

    Asni – Amizmiz : 43 km

    Amizmiz – Marrakech : 57 km

    Marrakech – El Djadida : 199 km

    El Djadida – Kenitra -Tanger : 437 km

– LE BUDGET –

Pour la partie budget du voyage, j’ai vu très large. Selon une expression bien connue,  je peux dire que je ne me suis pas « serré » la ceinture !  Ce  voyage m’aura ainsi coûté 2750 €. Il est toutefois possible de faire le même voyage, le même circuit avec un budget  nettement moindre (environs 30 à 40% de moins). Disons, qu’en calculant davantage que je ne l’ai fait, il est possible de dépenser beaucoup moins. Les principales économies auraient pu être réalisées sur la partie hébergement et le transport en ferry. J’ai effectivement opté pour une cabine individuelle et au retour une cabine avec vue sur la mer (!), beaucoup plus cher qu’un fauteuil pullman ou qu’une cabine partagée à quatre. Autrement dit, on peut voyager, loin et longtemps sans se ruiner. Au-delà du budget c’est essentiellement la motivation qui compte !

– LE VOYAGE –

 Étape1 / Sète-Tanger en ferry

Il est 14 h., je me me dirige lentement vers la gare maritime de Sète. A 18h. le Ferry de la GNV lève l’ancre pour Tanger. Des dizaines de voitures, quelques camions et camping cars sont soigneusement garés sur le parking. Comme la dizaine de motards que j’ai rejoint, tout ce monde attend d’embarquer et de s’engouffrer dans l’immense garage du ferry. Le ciel est bleu, il fait chaud. Au petit bar du port maritime, les gens bavardent dans une ambiance  conviviale. Des groupes se forment; des destins s’y rencontrent. Des voyageurs en moto aux motivations diverses se retrouvent pour échanger sur leur projet, leur bécane…Pour les adeptes du dépaysement, le Maroc, et au-delà  l’Afrique noire sont des destinations rêvées. Un jeune de 24 ans avec une 125 des années 70 envisage d’aller au Sénégal. Il part pour 6 mois.  Il n’est pas le seul. P. a décidé de retrouver un ami installé à Sally au Sénégal; un belge en 700 Ténéré, n’est pas très fixé sur une destination. La perspective du Sénégal semble l’intéresser. D’autres motards en BMW 1250 GS ont prévu de se balader dans l’Atlas en famille. Les femmes conduisent la voiture d’assistance, un super 4×4 Toyota. Un de leurs amis en Royal Enfield Classic, les accompagne.  » Doucement les copains, il va falloir que vous vous adaptiez à ma Royal  » prévient-il ! L’heure d’embarquer approche…Volà nous y sommes.

départ Tour du Maroc
tour du Maroc avec ma royal enfield
Royal Enfield au départ de Sète

LE COIN MOTO  -1-

A mon arrivée à Tanger le 17 octobre 2022, le compteur de la moto affiche 7330 km. Un mois plus tard, le 19 novembre, au terme de mon périple marocain, il affiche 10759 km, soit un tour de 3429 km. Révisée à 5000 km, parfaitement entretenue, j’ai néanmoins  fait une vidange et changé le filtre à huile à 9000 km dans un garage moto de Marrakech chargé d’entretenir des Royal Enfield. J’en ai profité pour faire retendre et graisser la chaîne. Pour le reste, tout s’est très bien passé. Aucune panne, aucune crevaison n’ont été à déplorer, sauf des boulons à resserrer (à Foum Zguid) et la pièce métallique du pot d’échappement à re-fixer avec un collier, les rivets ayant pris du jeu.(au retour, à Marrakech).

Étape 2 / arrivée à Tanger 

42 heures après mon départ de Sète, le ferry accoste au port commercial de Tanger, (Tanger Med)  situé à une quarantaine de km de la ville. Les formalités accomplies, un dernier au revoir aux 3 motards avec lesquels j’ai fait la traversée et me voilà sur la petite route sinueuse qui longe la rive africaine du détroit. Les descentes alternent avec les montées. J’enchaîne les virages et me risque parfois à lancer un regard furtif sur les eaux bleues qui séparent l’Europe de l’ Afrique. « Tanger la blanche » est là-bas au bout de la route à l’extrémité ouest du détroit. Je prévois d’y rester une nuit; j’y resterai deux de plus, le temps de gèrer les conséquences du vol de mon iPhone survenu dans le Socco le jour de mon arrivée.

l'hôtel continental de Tanger

Il est 12h. Je viens d’arriver à l’hôtel Continental. Cette construction du XIX ème siècle classée au patrimoine national s’élève sur 3 étages. Elle est composée de magnifiques salons marocains ornés de mosaïques traditionnelles. Située dans la partie haute de la médina, en surplomb du port, la vue sur la baie de Tanger est sublime.

baie de tanger au lever du soleil

A l’intérieur du bâtiment, les photos accrochées aux murs, rappellent que des célébrités ont séjourné dans cet hôtel. C’est aussi là que des scènes du film « Un thé au Sahara » de Bernardo Bertolucci ont été tournées. Le prix en regard du caractère du lieu et des prestations fournies est très raisonnable : 45 € pdj compris. S’asseoir à la terrasse de l’hôtel, le matin, y prendre son petit déjeuner : un instant rare.

vue de Tanger
Dans le Socco de Tanger

DANS LES RUELLES DU SOCCO : SUR LES PAS DES ÉCRIVAINS. Beaucoup d’écrivains ont séjourné à Tanger et ont déambulé dans les ruelles de la médina.  De grandes figures de la littérature, des écrivains de la « beat génération » ont décidé un jour d’y vivre. Jack Kerouac et Allen Ginsberg par exemple ont arpenté les ruelles de la médina, dégusté des hamburgers saupoudrés de kif, se sont goinfrés de pâtisseries au miel et ont traîné des heures dans les cafés du Petit Socco (« Petit Marché »). Bowles, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William Burroughs, Joseph Kessel, Jean Genet ont trouvé là, dans les bars et autres lieux interlopes du socco de quoi nourrir leur oeuvre littéraire. Mentionnons aussi l’auteur du Pain Nu, Mohamed Choukri, un écrivain marocain qui vivait dans la médina. Le « vieux » monsieur rencontré dans la médina, me disait avoir partagé avec l’écrivain de mémorables beuveries !

dans la médina de ranger
dans le souk de Tanger
ruelle dans la médina de tanger
dans la médina de tanger
dans la médina de tanger
dans la médina de tanger

Le Cap Spartel 

le phare du cap sparte
Royal enfield au cap spartel

Étape3/ Tanger-Larache-Rabat: 250 km

Je quitte Tanger vers 10 h. du matin. Avant de rejoindre Rabat, je m’arrêterai à Larache, au cimetière catholique espagnol, là où repose au milieu des tombes espagnoles, l’écrivain Jean Genet.

la tombe de Jean Genet
Jean Genet au cimetière de Larache
la tombe de jean genet à Larache

C’est dans ce cimetière face à l’océan, en haut d’une falaise, que Genet a souhaité être inhumé. Pour son amant, il a acheté juste derrière le cimetière une petite maison où il venait écrire. Curieusement, je pense à un de ses livres, « le journal du voleur » dont une partie se déroule dans les bas-fond du Barrio Chino de Barcelone. Curieusement, c’est avec ces images de Genet errant dans les ruelles du barrio que je quitte Larache. Rabat est ma prochaine étape. J’atteindrai la capitale du Maroc, en fin d’après midi par une longue et large avenue qui mène vers la médina. Derrière les hauts murs de cette avenue, dans un parc immense que l’on aperçoit parfois à travers quelques ouvertures : un palais. Un de ceux, nombreux, où réside la famille royale. Après avoir longé sur plusieurs kilomètres les hauts murs du Palais Royal, je longe maintenant une des murailles de la ville derrière laquelle grouille la médina. Je m’y aventure et finis par trouver un hôtel peu cher et au confort spartiate mais suffisant pour une nuit.

Étape 4/ Rabat-Casablanca: 68 km.

Cela fait maintenant 4 jours que je suis au Maroc. 4 jours que je traverse des villes brouillonnes et bruyantes. Et pour cause, j’ai renoncé à prendre l’autoroute qui relie Tanger à Marrakech. Ce choix m’oblige à traverser des villes comme Kénitra, Rabat, Mohamedia et aujourd’hui Casablanca. J’ai prévu de m’y arrêter et de passer à la concession Royal Enfield installée à la périphérie sud de la ville. Je n’échapperai pas aux célèbres bouchons de Casablanca et à sa circulation chaotique !

AMBIANCE  CHALEUREUSE ET DÉCONTRACTÉE CHEZ LE CONCESSIONNAIRE ROYAL ENFIELD A CASABLANCA

concessionnaire royal enfield à Casablanca
concessionnaire royal enfield à casablanca

Royal Enfield est implanté au Maroc, à Casablanca. Selon le concessionnaire, on devrait retrouver la marque très prochainement à Tanger et à Marrakech. De France, Je les avais contacté via FaceBook pour les informer de mon passage et de mon souhait de faire monter des pneus Trail, (introuvables en France) en remplacement de ceux d’origine. Hélas, ils n’étaient pas immédiatement disponibles en magasin et je devais attendre. Et puis le prix : 320 € la paire ! Quoiqu’il en soit, attendre à Casa ne m’enthousiasmant guère, je suis reparti. Au passage, j’ai rencontré là une équipe très accueillante, jeune et dynamique dont ce mécanicien d’origine bretonne qui a fait le choix de quitter sa Bretagne natale pour venir vivre à Casa.

concessionnaire royal enfield de Casablanca
royal enfield à casablanca

LE COIN MOTO  -2 –

La moto fait plutôt bien le job. Je croise à 90/100 sur les grands axes. De Tanger, pour aller à Marrakech, je n’ai guère le choix que de prendre des nationales, celles qui relient les grandes villes entre elles comme Rabat, Casa, Marrakech. Pour le road trip que je fais, elles sont sans grand intérêt. Elles me permettent simplement d’accéder aux routes du Sud puis après aux montagnes de l’Atlas. La conduite sera alors différente. Quoiqu’ il en soit, je reste très à l’écoute des bruits de la moto. Le moindre bruit suspect du moteur m’alerte. Il faut dire que la bécane vibre beaucoup, et que les bruits parasites du moteur retiennent l’attention. Quant aux freins, ils sont à la peine ! Disons le tout net, il freinent mal, surtout le frein arrière. Alors, on apprend à anticiper les obstacles et finalement en dépit d’un freinage médiocre mais une conduite « soft », avec une moto peu puissante tout se passe bien….

Étape 5/ Casablanca-Marrakech : 256 km.

En quittant la Nationale 1 qui longe la côte atlantique sur 2236 km, de Tanger jusqu’à la frontière mauritanienne, mon rêve marocain prend forme. Marrakech n’est plus très loin et je ressens  maintenant que le voyage ne va pas tarder à débuter vraiment. Dernière épreuve: sortir de Casa, en finir avec la vision cauchemardesque de ses faubourgs misérables et chaotiques qui s’étendent sur des kilomètres. Au milieu des bicoques serrées les unes contre les autres, au sein de cet  entrelacs de rues encombrées de milliers de véhicules, je vais me frayer  mon chemin et tenter de trouver la route de Marrakech. Il me faudra plus d’une heure pour sortir de ce chaos. Dans ces conditions, chercher son chemin épuise. Fourbu, le dos douloureux, un peu las, je sais néanmoins qu’à l’approche du Sud, avec les premiers  mirages réparateurs, je vais retrouver la vitalité joyeuse des vagabonds romantiques !

Des bouffées d’air brûlant se glissent maintenant sous le casque : le sud me prend littéralement à la gorge. Il fait 37 degrés. Plus je me rapproche de la ville, plus la chaleur devient étouffante. J’ai hâte de rejoindre l’hôtel que j’ai réservé la veille. Il se situe dans la médina, mais sans GPS, je tourne en rond, je me faufile comme je peux dans les venelles du souk.

En Royal Enfield dans la médina de Marrakech

Étape 6 / marrakech – ouarzazate  : 195 km

A partir de maintenant, le grand sud n’est plus très loin. Le voyage peut commencer. Je  quitte l’ambiance urbaine et agitée des villes traversées pour goûter au calme d’une nature envoûtante. Il reste environ 400 km avant les premières dunes de sable. Là, sur la terrasse du ryad où je me trouve, je me laisse absorber par  le bleu du ciel.  Tôt le matin ou tard le soir, le spectacle céleste est grandiose, apaisant. Je sais que je retrouverai cette ambiance dans le désert.

Après un solide petit déjeuner pris sur la terrasse d’un Ryad dans le médina de Marrakech, il est temps de préparer mes bagages, de les attacher à l’arrière de la moto, de vérifier minutieusement que tout est en ordre et de partir. C’est un rituel!

Un rapide coup d’oeil sur la carte du Maroc pour repèrer l’itinéraire du jour, un signe de la main à mes hôtes et voisins et me voilà en marche. Je prendrai la route qui monte vers le Tizi N’Tichka et avant de franchir le col je tournerai à l’Est vers celle qui passe par Telouet et la splendide vallée d’Ounila entre Telouet et Aït Ben Haddou.

 

1er COUP DE COEUR

Télouet et sa région

Hier encore, on ne pouvait accèder à Telouet et poursuivre son chemin qu’en empruntant une piste. Aujourd’hui la route est goudronnée.  Du village on a une très belle vue sur la région et Majorelle qui s’y baladait à dos de mule, en profita pour faire quelques peintures. 

sur la route de Télouet

TELOUET : Telouet est un petit village berbère au coeur du Haut Atlas, perché à 1860 m.. On y accède par une petite route qui démarre quelques kilomètres en contrebas du col du Tichka. A l’écart de la voie principale qui relie Marrakech à Ouarzazate, elle est aussi moins fréquentée. Et c’est tant mieux, car ici tout invite à s’émerveiller tant les panoramas traversés resplendissent d’un merveilleux éclat ocre-jaune.  Cette superbe région était jadis le fief du Glaoui, pacha de Marrakech nommé en 1918 par Lyautey. Jusque dans les années 20, ce coin de l’Atlas était le Cœur de la tribu des glaoua qui tirait leur richesse des droits de passages des caravanes reliant les régions subsahariennes à la côte méditerranéenne. Je m’e suis arrêté dans un des nombreux restaurants situés de part et d’autres de la route ! Je regrette après coup de ne pas m’être attardé davantage dans ce douar. L’ endroit où j’ai pris mon repas, un hôtel restaurant fabuleux, peu cher, accueillant mais souvent vide était pourtant une belle occasion. « Les touristes ne s’arrêtent pas ici se plaignait le serveur, ils passent et s’arrêtent  plus bas à Aït ben Habbou. Et pourtant c’est joli, ici  y a une belle Kasbah à visiter  » .

 

gorges de la région de Télouet
le rire des enfants dans la région de Télouet
entre Telouet et Ouarzazate
la route du haut atlas vers Ouarzazate
vue sur un douar de la région de Telouet

Étape 7 / ouarzazate – zagora : 160 km

Ouarzazate est situé au pied des montagnes du Haut Atlas, à 1160 m. d’altitude; avec ses studios et lieux de tournage, elle est un haut lieu du cinéma. Ici, le sud marocain s’affiche dans toute sa spendeur ensoleillée. On sent le désert; on en devine les grandes étendues arides de pierres et de sable. J’y ai passé 2 nuits dans un hôtel (l’hôtel de la vallée) peu cher et super bien aménagé (30 € pdj et repas du soir compris). Pour ce qui est de la ville, une balade dans le petit village fortifié de la Kasbah s’impose ainsi qu’une visite de la Kasbah de Taourit, l’ancien palais du Glaoui.

kasbah de taourit
kasbah de taourit
la kasbah de Taourit

A partir de Ouarzazate, sur la route de Zagora, le paysage change fondamentalement. Des palmeraies, des jardins altèrnent avec des ergs et des regs dont certains sont flanqués d’anciennes Kasbah plus ou moins en ruine. On est dans le royaume de la vallée du Drâa-Tafilalet, dans la perspective de la ville de Zagora.

Un ksar dans la vallée du Draa
dans la vallée du Drâa-Tafilalet
kasbah dans la vallée du Drâa-Tafilalet
paysage de la vallée du Drâa-Tafilalet

La route qui mène à Zagora traverse une variété de paysages où la rocaille laisse parfois un peu de place aux palmeraies et aux douars qui vivent principalement de la culture des dattes. Le voyageur qui découvre Zagora est frappé par les nombreux 4×4, buggy et motos tout-terrain qui y font halte. Devenu le terrain de jeu des rallyes auto et moto, et du tourisme de masse, directement touché par le réchauffement climatique le Sud du Maroc prendra-t- il conscience des conséquences « écologiques » de ce phénomène touristique ?  Imaginez des centaines d’engins motorisés qui envahissent toute l’année sauf aux mois les plus chauds les environnement aussi fragiles que sont les déserts. 

récolte de dattes dans la vallée du Drâa
palmeraie de Zagora

Étape 8 / zagora – tagounite : 67 km

 Nous sommes le 27 octobre. Je viens de quitter Zagora pour Tagounite. Partout du sable ou de la rocaille; parfois des constructions ensevelies, abandonnées. La vie semble s’être retirée. L’eau manque. Des gens du désert, principalement des hommes, ont fait à regret le choix de la ville dans l’espoir d’y vivre mieux. Ils sont partis. Quelques uns restent. D’autres, essentiellement les femmes et les enfants restent au village. La culture des dattes, de quelques fruits et légumes est devenue d’autant plus aléatoire que la sècheresse sévit et que le changement climatique accentue la détérioration des terres cultivables et la désertification. 

hôtel enseveli par le sable du désert
sable du désert

Sur l’accotement de la route étroite qui se termine à Mahmid, là ou commence la piste, des mobylettes chargées de marchandises tracent vers je ne sais où, des gens attendent un taxi, un bus, une voiture. Ici, le soleil ne joue pas avec l’ombre, il est seul, puissant, rayonnant.

portraits : hommes dans un village du sud marocain

2ème coup de coeur

Tagounite et ses alentours

 Dans un  des plus fascinant paysage du sud marocain là où dominent le sable et les roches ocre noires se trouve Tagounite. Une rue principale comme un long ruban d’asphalte noire de plusieurs kilomètres sépare la commune en deux. De part et d’autre de cette voie parsemée de nids de poule, des boutiques, des commerces de fruits et légumes rythment le quotidien. Tagounite est une commune rurale de la province de Zagora dans la région du Drâa Tafilalet. Avec son vaste marché à ciel ouvert, ses artisans, ses écoles… la commune abrite une activité économique et culturelle largement inspirée par la volonté « politique » et associative de valoriser le patrimoine local. C’est ainsi que La 6ème édition du « Festival international torat bladi » s’est tenue du 16 au 18 décembre 2022 sous le thème « Le patrimoine de mon pays, un héritage pour les générations futures ». Mais Tagounite n’est pas seule dans le paysage: elle est bordée par nombre de douars. En ruine et abandonnés pour certains, reconstruits pour d’autres, la plupart tentent de survivre, dans le contexte d’une sècheresse qui sévit de plus en plus sous l’effet du changement climatique.

tagounite
douar en ruine
douar en ruine

A Tagounite, j’ai rendez-vous avec Salah. Nous avons prévu de nous rencontrer en fin d’après midi, à 17h. dans un bistro du centre. Arrivé en avance, je m’installe à la terrasse d’un bar situé au bord de la rue principale qui mène à Mahmid. Pour quelqu’un comme moi qui aime dire sa fascination pour le désert, qui se prend à rêver de ces grandes étendues de sable dans lesquelles s’enfoncent les pieds lors des marches harassantes, le passage incessant de nombreux 4×4 qui se dirigent à grande vitesse vers Mahmid et les pistes de sable m’attriste quelque peu ! 17 h. quelqu’un me fait signe du bar voisin. C’est Salah. Il est accompagné par deux collègues enseignants venus d’Agadir. Il fait bon dehors, la nuit vient de tomber. Les discussions vont bon train. A cette heure de la journée le bar est bondé d’hommes. Salah me propose ainsi qu’à à ses amis d’aller chez lui. Il habite avec sa femme et ses enfants dans une grande  maison à quelques centaines de mètres du centre de Tagounite. Je le suis avec ma moto, il me précède avec sa vieille mercedes rouge.  Après le rituel du thé, un délicieux couscous nous est servi dans la pièce où sont reçus les invités. 

le thé chez Salah à Tagounite
rituel du thé au Maroc

Avec mon hôte, je passerai la journée du lendemain dans la palmeraie à la découverte des douars alentour. Il me conduira à la maison en ruine des parents de Abdel, un ami marocain qui habite en France et dont la famille a vécu dans un douar proche de Tagounite. Nous visiterons  les écoles colorées qu’il dirige, nous prendrons le thé dans un douar et j’aurai un aperçu de la vie locale, bref une immersion suffisante pour me donner envie de revenir et d’en savoir davantage sur la vie locale. Je prendrai congé de mon hôte pour rejoindre 25 km plus au sud le festival nomades de Mhamid.

douar abandonné région de tagounite
douar dans la région de tagounite
paysage de la région de tagounite

Étape 9 / Tagounite – Mahmid : 33 km

De Tagounite en passsant par Ouled Driss, le paysage prend maintenant, aux portes de Mahmid, des allures sahariennes. La route goudronnée s’arrête à la sortie sud de la commune de Mahmid; place au désert et à la piste avec l’erg de Chegaga en perspective.

charette tirée par un âne à mahmid
festival de Mahmid
Royal Enfield 500 à Mahmid
coucher de soleil à Mahmid
au sud de mahmid
affiche du festival de Mahmid

Après deux années d’abscence pour cause de Covid, le festival nomades de Mahmid revient. C’est la 11ème édition. Cette année le thème porte sur la « sobriété en héritage ».  Habitués depuis le fond des âges à des activités au plus proches de la nature, les nomades « savent » la sobriété. C’est d’elle, au milieu des dunes de sable, en pleine nature, dans un décor idyllique, dont il sera question. Un thème d’actualité, s’il en est à l’heure du dérèglement climatique. A côté de ces rencontres passionnés des orchestres jouent de la musique locale. Les ateliers proposés permettent de s’initier aux arts nomades. Belle ambiance sur un sujet grave et passionnant comme l’est celui de la durabilité et des valeurs de transmission et de sobriété. J’y ai passé une après midi de détente de studieuse.

A Mahmid en Royal Enfield 500
photos de groupe à Mahmid

Étape 10 / Mahmid – Foum Zguid : 225 km

De Mahmid on peut rejoindre Foum Zguid par la piste en passant par l’erg Chegaga ou par une autre piste plus au nord. Avec ma Royal Enfield j’ai fait le choix de rester sur des voies bitumées. Pas équipé pour ce type de road trip, Il me semblait plus sage de reprendre la route de Zagora avant de poursuivre plein Est sur Foum Zguid, une étape tranquille de 225 km.

chameaux dans le désert du sud marocain
chamelier dans le désert

les paysages traversés entre Zagora et Foum Zguid concentrent l’essentiel de ce qu’on peut trouver dans certains déserts : des épineux, des arbustes, du sable, des pierres, des montagnes, des chameaux, des nomades…De cette immensité aride surgit de manière irréelle la beauté, cette beauté qui vous prend au fond des tripes, jusqu’à vous en « couper le souffle »  !  

chameaux dans le désert du sud marocain
douar abandonné (Foumzguid)
palmeraie de Foum Zguid
paysage autour de Foum Zguid
Foum Zguid
le mécanicien de Foum Zguid

LE COIN MOTO  -3 –

 Le boulon du repose-pieds avant-gauche s’est désséré sous l’effet des vibrations. Un petit tour dans un des  nombreux petits garages de mobylettes et de motos de fabrication chinoises de Foum Zguid…pour vérifier l’ensemble de la boulonnerie et mettre un peu d’air dans les pneus, et c’est reparti.  Pour l’instant je n’ai toujours pas eu besoin de rajouter d’huile et  ma consommation d’essence s’est stabilisée à 3,1 l. aux 100 km. Depuis le départ de Marrakech et notamment sur les petites routes du sud marocain, se balader avec cette bécane est un vrai plaisir en dépit de sa puissance modeste et d’une vitesse limitée . A vrai dire, dans les immensités traversées, sur les petites routes empruntées, rouler à 80 km/h, sans forcer la mécanique, c’est largement suffisant. Dans ces environnements on comprend mieux ce que profiter du paysage, de la vie locale, de la route signifie. Et puis, admettons-le, la performance ou plus exactement la vitesse n’est parfois guère compatible avec le respect de l’environnement. Dans ce cas précis, aller vite, filer serait tout simplement incongru !

 

Étape 11 / Foum Zguid – Tata : 137 km

dans le sud marocain en ROYAL ENFIELD

Dans cette région du Maroc, il fait encore très chaud en ce début du mois de novembre (environs 35 degrés). De part et d’autre de la mince bande de goudron sur laquelle je roule à 80/90 km/h., le sable du désert mord parfois sur les bas-côtés de la route. En moto, il faut être vigilant. Je m’arrête souvent pour contempler le paysage, ample, sauvage, prendre des photos ou filmer.

le désert après Foum Zguid
en route vers Tata
Dans le sud marocain (Tata)
région de Tata

étape 12 / Tata – Taroudant : 174 km.

Plus de 15 jours ses sont écoulés depuis que je suis arrivé à Tanger le 17 octobre. Après quelques jours de désert je retrouve Tata, une des villes parmi les plus chaudes du Maroc en été. J’y étais déjà allé lors d’un précédant voyage effectué  juste avant la Covid. C’est le point le plus au Sud de mon circuit. A partir de maintenant je remonre vers le Nord. Je vais prendre la route splendide qui mène à Taroudant, 174 km plus au Nord.

dans l'anti-Atlas en Royal Enfield

Je poursuis maintenant mon chemin vers Taroudant à travers un univers minéral d’où surgissent ici et là des palmeraies verdoyantes. Le contraste entre le vert et l’ocre noir des montagnes de roche sont comme une  une synthèse prodigieuse tout droit sorti du cosmos.  On remarquera encore que les plissements de la montagne, les couches formées par le temps forment un spectacle géologique éblouissant.  Ce road trip continue de me transporter.

palmeraie dans l'anti atlas
entre tata et Taroudant
l'anti atlas sur la route de Taroudant
marché à Igherm dans l'anti atlas

La petite route panoramique  P1805 qui de Tata rejoint la petite ville d’altitude de Igherm est tout simplement magnifique. On est là au coeur de l’Anti Atlas. Quand on quitte Tata on  traverse des palmeraies, des osasis, des oued à sec avant d’entamer en virages serrés une ascencion vers un col haut perché. Là haut, Il fait froid, la pluie menace. En contrebas de la route, des petits villages, accrochés à la montagne se mélangent à la couleur rouge des roches. Des plantations de légumes, de fruits, d’olives concentrent une forte activité humaine. Des femmes transportent sur le dos des fagots d’herbe. A Igherm, situé à 1650 m. d’altitude, c’est jour de marché. Les rues sont noires de monde. Pause déjeuner avant de descendre dans la plaine du Souss sur Taroudant

village dans l'anti-atlas
village de l'anti-Atlas

Étape 13 / Taroudant – Asni-Imlil : 190 km.

A Taroudant, je m’accorde 2 jours de repos, tant la ville est attachante. Blottie à l’intérieur de ses épais remparts, elle semble somnoler à l’abri du Haut Atlas givré au nord, et de l’Anti Atlas au sud. Elle invite à la promenade et c’est tout naturellement que pendant tout ce temps, je n’utiliserais pas la moto. Elle est garée dans l’entrée du Riad où je suis hébergé. La ville est à taille humaine : tout se fait à pied. Le soir, prendre un verre ou  se régaler d’un tajine sur la place Assarag est un vrai moment de bonheur. Déambuler le long des remparts ou dans les ruelles en fin d’après midi quand le soleil inonde au loin les montagnes du haut Atlas, a quelque chose de féérique.

coucher de soleil sur Taroudant
au pied des remparts de Taroudant en Royal Enfield
les remparts de Taroudant
dans le ville de Taroudant
au pied des remparts de Taroudant

De Taroudant je vais relier Marrakech par la route qui passe par le col du Tizi N’ Test à 2092 m d’altitude. Chemin faisant je ferai une halte à Asni, je visiterai Imlil au pied du Toubcal, et Amizmiz. Au départ de Taroudant je longe sur une cinquantaine de km la nationale qui rejoint Ouarzazate. Après le petit village de Olad Bechil, il me faut prendre à gauche en laissant derrière moi la plaine du Souss riche d’immenses plantations d’agrumes, de légumes, de champs d’oliviers. L’abondance, la verdure tranche ici avec l’aridité, la pénurie du désert. L’eau coule et si certains secteurs agricoles du Maroc affichent une belle prospérité c’est bien ici, dans la plaine du Souss. La nappe phréatique abondante alimentée par l’eau de la montagne du Haut Alas rend possible une agriculture en plein développement. A la grande route qui traverse de gigantesques propriétés agricoles, succéde une petite route pentue, étroite et sinueuse bordée de profonds ravins. Une route dont la largeur très étroite a sans doute été conçue pour la moto ! Ici les camions ne passent pas et les campings cars sont à l’épreuve ! 

Vers le Tizi N'Test en Royal Enfield
la montée en Royal Enfield vers le Tizi N'Test
Le col du Tizi N'Test en Royal Enfield
la route du Tizi N'Test
la route du Tizi N'test
la descente du Tizi N'Test vers Asni
panorama Haut Atlas

3ème coup de coeur 

Le Haut Atlas : région de Asni – Imlil – Amizmiz

Le Haut Atlas regorge de sites merveilleux. Sa  splendeur prend toute sa vitalité  dans la région de Asni (1150 m. d’altitude) et aux alentours. Là au pied du Toubkal, alors que la lumière n’en finit pas de  jouer avec les replis des massifs et des hauts sommets enneigés, les habitants semblent s’être parfaitement associés à une nature contraignante et exigeante. Leur volonté ancestrale d’ imprimer leur marque dans ce paysage austère est impressionnante. Ici, on cultive quelques légumes, on élève des moutons, des chèvres, et on se soumet au temps rude de l’hiver.  C’est dans cette région où les villages et les modes de vie sont à l’unisson du terroir que j’ai passé quelques jours à visiter les villages, à explorer les pistes des hautes vallées du djebel Toubkal.  

village du Haut Atlas
En Royal Enfield dans le Haut Atlas

Ce Maroc de la montagne tranche radicalement de  celui du désert. Des sommets de plus de 4000 m. surplombent d’étroites vallées. Le haut Atlas voit  passer de nombreux randonneurs à la recherche de coins pittoresques. Les guides d’Imlil proposent des balades sur les sentiers muletiers ou des trecks  jusqu’au sommet du Toubkal, le plus haut sommet d’Afrique du Nord.

la boucle d'Asni Imlil Asni dan le haut Atlas en Royal Enfield

 La boucle Asni – Imlil- Asni

Asni et plus encore Imlil, quelques kilomètres plus en haut est le point de départ de belles randonnées. Par la route P 2005 qui passe par Taddert on arrive à Imlil. A la sortie de Imlil, j’ai pris une toute petite route goudronnée qui débouche sur une sorte de replat en  surplomb d’une vallée verdoyante. Quelques kilomètres après le village elle est en très mauvais état, entrecoupée de bouts de pistes, de cailloux. Cette  route d’altitude  longe un profond ravin jusqu’à Tacheddirt avant de redescendre  sur Asni. Sur ce chemin du retour, j’ai traversé les petits villages berbères de Ikkiss et de Amskere.

Imlil en Royal Enfield
Dans le haut Atlas en Royal Enfield
village dans le haut atlas
royal enfield dans l'atlas

Étape 14/ Asni – Amizmiz : 43 km.

Après quelques  jours passés à Asni, au pied du Toubkal, j’ai rejoint Amizmiz en laissant derrière moi le Haut Atlas mais pas la vue que l’on en a. Les sommets enneigés de l’Atlas se voient de loin, de très loin. Des vallées profondes et des hauts sommets je passe maintenant dans une campagne vallonnée. La route entre Asni et Amizmiz ondule et serpente à travers des champs de blé et d’oliviers. Les cultures maraîchères, les amandiers, les pommiers, les cerisiers, les vignes apportent leur touche de couleur et structurent le paysage. Des troupeaux de moutons, de chèvres sous le regard attentif de leur gardien paissent de chaque côté de la route

entre Asni et Amizmiz
paysage dans la région de Amizmiz
entre Asni et Amizmiz
bergère près de Amizmiz

En quelques kilomètres, je vais passer d’une ambiance montagnarde, rude, austère à une autre  aux tonalités plus souriantes propres à la région d’Amizmiz. Sous plusieurs aspects  les ressemblances avec le sud de la France sont flagrantes; on se croirait presque dans le Rousillon, les mêmes formes géographiques, les mêmes champs d’oliviers, d’arbres fruitiers.

campagne marocaine autour de Amizmiz
la campagne autour de la ville d'Amizmiz

Amizmiz est une petite ville coupée en deux par l’oued du même nom. J’y ai passé un très agréable moment à l’Oliveraie, un hôtel à la sortie de la ville, sur la route de Marrakech. De là, j’ai assisté à quelques sublimes levers du soleil sur la chaîne des montagnes de l’Atlas.

lever du soleil sur Amizmiz
Amizmiz

Qui veut saisir  l’âme du Maroc  doit se transporter dans les petits douars et aller à la rencontre des habitants. Cela sonne comme une évidence, certes, encore faut-il le décider ! Par  une belle  journée de novembre  je suis donc parti visiter les douars alentour. Il est fort probable que ma moto ait été un excellent moyen de rentrer en communication avec les habitants et notamment avec les jeunes. Toujours, j’ ai été très bien acceuilli.

la campagne autour d'Amizmiz
écoliers près de Amizmiz
sur les collines de Amizmiz
Terrasse de café à Amizmiz
marchand de fruits et légumes à Amizmiz
au souk de Amizmiz

Étape 15/ Amizmiz – Marrakech: 57 km.

L’étape sera courte. 57 km ! Je quitte l’Oiliveraie vers 11h. et m’éloigne encore un peu plus des montagnes de l’Atlas. Une vingtaine de km au nord de Amizmiz, après le barrage de Lalla Takerkoust, aux portes  de Marrakech, s’étend à perte de vue un vaste désert : le désert d’Agafay. Ce désert ressemble à s’y méprendre à celui que j’ai longé du côté de Mahmid, Foum Zguid…. Rocailleux et composé de dunes qui se détachent du paysage on se croirait à certains endroits dans le Sahara. Quelques villages berbères existent encore dans ce paysage austère. Des chameliers « postés » sur le bord de la route proposent des promenades aux touristes venus spécialement de Marrakech.

chamelier dans le désert d'Agafay
le désert d'Agafay
Royal Enfield dans le désert d'Agafay
Dans le désert d'Agafay

12 novembre 2022.  la fin du voyage appoche. Sensation étrange d’une petite aventure qui se temine… Le 19 novembre, j’embarque à Tanger pour Sète. Pour l’heure je suis à Marrakech , une ville qui signe donc la fin de l’aventure et la perspective peu réjouissante de retrouver sur la N1, beaucoup de circulation et un environnement urbain exposé au bruit et au traffic.

Je profiterai d’être à Marrakech pour faire une révision de la moto et aussi pour rencontrer l’organisateur de balades en Royal Enfield classic dans le sud marocain. 3 associés fort sympathiques dont Brahim que j’avais croisé sur les réseaux sociaux et qui souhaitait me rencontrer.

place Jemaa el fna
en Royal Enfield dans la médina de Marrakech
En compagnie d'organisateurs de Road Trip marocains en Royal Enfield à Marrakech
entretien Royal Enfield à Marrakech
alignement de la roue

Étape 16/ Marrakech  – El Djadida : 199 km.

Je n’avais pas prévu de passer par El Djadida pour remonter vers la Méditerranée. Tanger ? Nador ? j’étais indécis. L’idée de remonter par Fès et de prendre le bateau à Nador me paraissait toutefois intéressante. lorsque je reçois  ce message WhatsApp de mon ami Abdel, un marocain originaire de Casa et qui vit en France  :

Ma décision est prise : j’irai à El Djadida et de là je remonterai par Casa, Rabat et rejoindrai Tanger. Comme un enfant devant un super gâteau au chocolat, je vais savourer ce plaisir. d’une retrouvaille totalement imprévue. C’est mon 4ème coup de coeur. 

 

4ème coup de coeur

El Djadida avec Abd

En fin d’après midi, j’arrive à El Djadida. Abdel m’a communiqué l’endroit où nous allons nous retrouver. Un café juste en face de l’océan ! Nous allons passer deux jours ensemble. Son frère et son cousin de casa vont nous rejoindre. 2 jours à visiter la ville et les environs, 2 jours à découvrir  du dedans la vie marocaine, 2 jours à saisir la réalité de l’hospitalité marocaine .

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