chennaï, une ville turbulente

Chennaï, une ville turbulente à découvrir

Extraits de mon journal

… ” Nous venons de DUBAI. Sur le tarmac de l’aéroport de Chenaï, il fait 30 degrés. Il est 20h.30. la nuit est tombée depuis quelque temps déjà. Le temps de récupérer nos bagages, de passer la douane, de remplir les formalités de police et de changer quelques euros en roupies et nous voilà avec nos deux bagages devant le hall d’arrivée avec une adresse, celle de l’hôtel que nous avons réservé avant de partir. Je consulte l’application “maps.me” que j’ai téléchargée en France. Elle est gratuite et ne nécessite donc pas de connexion internet. Directement reliée à un satellite elle fonctionne comme un GPS. Le coup de génie de l’inventeur de cette application c’est d’avoir mis au point un dispositif simple et pratique qui permet de se repérer partout dans le monde sans recourir à son forfait internet et donc sans avoir à utiliser ses crédits. Génial ! On tape le nom de l’hôtel que nous avons réservé, et aussitôt il apparait sur la carte de la ville préalablement téléchargée. “Maps.me” nous indique que nous sommes à 15 km de notre lieu de destination. A la sortie de l’aérogare, l’air est lourd. Nous sommes immédiatement plongés dans une ambiance forte, intense. Enveloppés dans l’odeur des pots d’échappement et de viande grillée, nous avançons vers ce qui nous semble être une station de taxis. Au milieu des échoppes de fruits et de boissons multicolores,  des gens nous accostent pour  changer de l’argent, pour nous emmener en ville, en tuck tuck, en voiture particulière. Nous allons prendre un taxi “officiel”. Après quelques instants de négociations – c’est un rituel-  nous déposons nos bagages dans le coffre, montons à l’arrière du véhicule. Dehors, il y a plein de monde, des vendeurs de thé, de cacahuètes…des gens pressés, des gens assis le long d’un mur, des gens partout…Dès les premiers mètres,  nous sommes happés dans le flot incessant d’une ville qui grouille, avec son lot d’embouteillages, de travaux, de ralentissement,  une ville qui n’a pas de répit, de jour comme de nuit et qui sollicite tous vos sens et les exacerbe. Le taxi s’enfonce dans un grand tumulte de klaxons, de bruits… le voyage est saisissant ! Attachez vos ceintures. C’est parti. On est en Inde “…

taxis en Inde
Chennaï, une ville turbulente

Les panneaux “Obey traffic rules” (obéissez aux règles routières) sont soigneusement rangés sur les bas-côtés de la route. Le taxi se faufile, klaxonne, s’arrête, repart.. grille les feux rouges… Il se fraye son chemin dans le trafic sans se soucier le moins du monde des quelques signalisations routières qui existent encore et qui sont censés réguler la circulation. La règle c’est qu’il n’ y en pas. En tout cas pas celles signifiées sur les panneaux. Cette immense pagaille est en rélaité un vrai ballet règlé au millimètre par des conducteurs virtuoses ! Eh oui, chaque conducteur, chaque cycliste, motard…se faufile selon des évaluations estimées avec une exactitude prodigieus: le résultat est là : ça passe et ça roule  au millimètre près ! Le plus impressionnant  et nous le verrons le lendemain en nous rendanst au fort de Chennaï, c’est lorsqu’assis à l’arrière d’un tuck-tuck, peu rassurés, on en arrive à fermer les yeux pour ne pas voir le gros bus qui fonce sur nous ! On attend le crash, on s’attend à être projeté par dessus la rembarde du pont, et puis, non, c’est passé, et là la moto, on va la renverser, non, il passe en touchant légèrement la poignée avec l’extêmité de son guidon. Rouler dans Chennaï relève de la prouesse.

CHENNAÏ, plus connu sous son ancien nom de MADRAS  est la capitale de l’Etat du Tamil Nadu situé dans le sud de l’Inde. Avec plus de 6 millions d’habitants elle est la 4ème ville la plus importante de l’Inde. La majorité des habitants de la ville sont Tamoul. Nous y sommes restés 3 jours, le temps de visiter le fort saint Georges, quelques temples, de découvir la cuisine indienne et de nous promener dans certains quartiers animés comme celui de T-Nagar.

un quartier de Chennaï

Un peu d’Histoire

Au 16 ème siècle, pour les pays occidentaux, l’heure est à l’établissement de comptoirs, en prinicipe loin du pays d’origine. C’est ainsi que s’établirent dans cete région de l’Inde, d’abord les Portuguais, puis les Hollandais, et enfin en 1639 les anglais.  Ils ouvrent un petit comptoir commercial et dans la foulée, la compagnie britannique des indes orientales bâtit un fort, le fort Saint Georges en 1640.

Les français installés quelques kimomètres plus au Sud à Pondichéry veulent s’emparer de la place occupée par les anlais. Ils n’y réussissent pas et permettent aux anglais de développer le port de Madras et d’étendre leur influence sur toute l’Inde du sud. Après l’accession à l’indépendance de l’Inde, Madras devient la capitale d’un des plus importants Etats de l’Inde, celui du Tamil Nadu. En 1996, Madras s’appellera Chennaï. Elle est aujpurd’hui une capitale industrielle. On y produit des voitures et c’est là qu’est également fabriquée la mythique moto Royal Enfield. 

T-Nagar

T-Nagar quartier de Chennaï
quartier de Chennaï T-Nagar
T-nagar à Chennaï

Thyagaraya Nagar, surnommé T. Nagar par les résidents, est un quartier populaire de Chennaï particulièrement animé pedant la journée. Au milieu des véhicules, des milliers de gens s’affairent dans leurs échoppes ou font leurs courses. Des fruits, des ustentiles de cuisines, des habits de mode, des objets Hight tech, sont disposés le long des trottoirs; on trouve de tout dans T Nagar.  Les familles se promènenent dans le bazar puis vont s’asseoir pour déjeuner dans un des nombreux bars/restaurants de l’avenue qui traverse le quartier. Un peu à l’écart, il y a un parc, de la verdure, des bancs, bref un lieu où se détendre.

vendeuse de fruits à T-Nagar
parc de T-Nagar

L’Université de Chennaï

l'université de Chennaï

L’université de CHENNAÏ est après celle de Calcutta et de Bombay l’une des trois plus anciennes univesité d’Inde. Fondée en 1857, elle est organisée sur le modèle de l’Université de Londres

université de madras

Du Jasmin dans les rues de Chennaï

collier de Jasmin à Chennaï
Brigitte et le jasmin de Chennaï

les vendeurs de jasmin fabriquent des colliers de fleurs pour rendre honneur aux dieux et aux défunts.Le Jasmin est une fleur très prisée parce qu’elle symbolise l’espoir et la spiritualité. T-Nagar est pleine de petits boutiques improvisées où l’on tresse des colliers de jasmin.

Moment gastronomique

En route....

dans un Tuk-Tuk

Un soir, nous sommes allés au restaurant Annalaksmi. C’est un restaurant célèbre de Chennaï. Le décor y est majestueux, l’acceuil digne d’une réception dans un palais de Maradjah. Ici le raffinement et la gastronomie sont au rendez-vous et pour un tout petit prix : 10€/personne (en 2016). Il n’y a pas d’alcool. Petite précision qui a son importance : les bénéfices du resto financent deux hôpitaux de la ville.

Restaurant Annalaksmi de Chennaï
Restaurant Annalaksmi de Chennaï

Les restaurants de Chennaï utilisent de moins en moins les services sur des plats en métal. Pour économiser l’eau lors de la vaisselle, ils préfèrent servir les mets sur des feuilles végétales (des feuilles de banane). La nourriture est ainsi disposée en petites et nombreuse quantités sur ces supports. 

thali d'inde du sud

La cuisine d’Inde du Sud est éssentiellement végétarienne. A Chennaï située au bord de la mer on peut également déguster des plats succulents à base de poissons et de crevettes. Généralement on vous sert un assortiment de plusieurs petits plats disposés sur un plateau en métal ou sur une feuille de bananier. Le plat est composé de riz blanc, de chapati, du dal (mélange à base de lentilles) et plusieurs sauces ou chutney de légumes. La noix de coco et d’autres épices entrent avec délice dans la composition des plats. 

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