LE TOUR DU MAROC EN ROYAL ENFIELD 450 HIMALAYAN
Au printemps 2025, j’ai sillonné le Maroc avec une Royal Enfield Himalayan 450. L’article qui suit retrace les principales étapes de ce Road Trip. Pour mémoire, en 2023 et 2024, je m’étais déjà baladé dans le pays avec une Royal Enfield 500. Certaines villes, certaines régions évoquées dans cet article, ont déjà fait l’objet de plusieurs publications sur ce site. Vous pouvez vous y reporter en cliquant sur le boutonn ci-dessous.
Tout au long de ce voyage, j’ai régulièrement tenu un carnet de route comme une manière de déposer le temps vécu dans la bibliothèque de mes souvenirs. J’ai également publié, au fil du chemin, sur ma page Facebook, des vidéos de ce voyage. Je les publie ici … en différé !
Pour moi, le voyage commence vraiment à Marrakech. Non pas que Tanger, Kénitra, Rabat, Casa… et toutes les autres villes traversées soient sans intérêt, bien au contraire, mais j’ai hâte de retrouver le désert et le sud Marocain.
Je suis donc arrivé à Marrakech, 2 jours après avoir quitté Tanger Med (le port de Tanger). Aux autoroutes j’ai préféré les Nationales. D’abord la Nationale 1, jusqu’à Casablanca, ma première étape et ensuite la Nationale 9 jusqu’à Marrakech. J’ai ainsi traversé, particulièrement sur la N1, des agglomérations, avec de nombreux ralentissements et un trafic souvent très dense. Avec une moyenne horaire assez faible, je mettrai une journée pour rejoindre Casablanca. Pour ma première journée de moto au Maroc, je traverserai les villes de Assilah, Larache, Kenitra, Rabat, Mohamedia, et évoluerai dans un paysage rural typique de la côte atlantique marocaine.
De grandes plaines légèrement vallonnées, des champs de céréales, des parcelles de légumes, de fruits composent le paysage… Des oliviers, des eucalyptus et parfois des figuiers sont alignés le long des chemins ou regroupés autour des habitations. Les douars (petits villages ruraux) donnent le ton d’une activité agricole dynamique. Des ouvriers agricoles, pliés en deux, grattent la terre, sèment des graines…
D’immenses bâches de plastic brunâtres, parfois déchirées par le vent, servent des serres précaires et recouvrent les plantations. Plus je me rapproche de Casablanca, plus la campagne devient périurbaine, avec des zones industrielles, des lotissements en construction et de curieuses voitures garées sur le bas-côté et aménagées pour servir de bar mobile aux automobilistes de passage.
Après Casablanca, le paysage devient plus souriant cette fois avec d’immenses champs de fleurs de toutes le couleurs. A mesure qu’on s’approche de Marrakech ce sont de vastes plaines arides et ocres qui s’offrent au regard
1 – Marrakech -Telouet (128 km)
La route entre Marrakech et Telouet traverse le Haut Atlas en passant par le col de Tizi n’Tichka, l’un des plus hauts cols routiers du Maroc à plus de 2 200 mètres d’altitude. Jusqu’au col, la route est large, très roulante. Ensuite une petite route assez étroite, très roulante elle aussi, descend sur Telouet
Marrakech
Je resterai 2 jours à Marrakech, juste le temps de me me perdre dans les ruelles de la médina, d’entendre s’échapper des murs ocres le murmure des histoires anciennes et de me laisser enivrer par le parfum des épices.
Sur la place Jemaa el-Fna, les voix, les musiques et les rires se mêlent dans une joyeuse effervescence. Au couchant, la promenade devient un véritable voyage des sens, entre tradition et poésie. J’adore !
Au départ de Marrakech, en ce matin d’Avril, le temps est splendide. A mesure que je m’éloigne de la ville, le paysage se transforme progressivement: les sommets du Haut Atlas sont maintenant à portée de regard, là, tout proches; de la route qui s’élève vers le col du Tizi N’Tichka, j’aperçois les vallées encaissées et les villages berbères construits en pisé.
Telouet
Telouet et la vallée de l’Oulina, correspondent à l’ancien fief du Glaoui, pacha de Marrakech (nommé par Lyautey en 1918). Cœur de la tribu des glaoua, la région a tiré sa richesse durant des siècles des droits de passages des caravanes reliant les régions subsahariennes à la côte méditerranéenne.
Perché dans les montagnes du Haut Atlas, à 1870 m., Telouet n’attire pas grand monde. Les touristes y passent et préfèrent s’arrêter un peu plus bas à Aït Ben Addou, beaucoup plus touristique. Et pourtant c’est dans ce décor ocre, juste en face du village que se dresse la casbah du Glaoui. Vestige d’un passé assez proche, elle témoigne des heures glorieuses de l’ancien pacha. Lors du tremblement de terre de 2023, elle s’est fissurée; elle n’est plus accessible au public et une grande partie de l’édifice est aujourd’hui en ruines.
Le jour de mon départ le souk battait son plein. Avec un couple de voyageurs rencontré à l’hôtel, je m’y suis baladé entre fruits et légumes et autres ustensiles et objets divers… Une belle ambiance !
2 – Telouet – Ouarzazate (105 km)
Jusqu’à Ait Ben Addou, on est au coeur de la vallée de l’Oulina. La route est étroite et serpente entre montagnes arides, vallées profondes et villages accrochés aux collines. Les casbahs en ocre rouge surgissent tels des témoins d’un passé riche et silencieux. Chaque tournant dévoile une nouvelle vue sur la vallée. Quelques kilomètres après Aït Ben Haddou, je retrouve la N9 que j’avais quittée au niveau du col du Tichka. Encore une vingtaine de kilomètres et je serai à Ouarzazate.
Ouarzazate
Après avoir longé la vallée de l’Oulina, j’ai rejoint Ouarzazate, la porte du désert. Deux ou trois jours suffisent pour en faire le tour. A ne pas manquer la célèbre Kasbah de Taourirt, la synagogue, les souks et l’oasis de Find à une dizaine de kilomètre de la ville. Pour l’hébergement, « les jardins de Ouarzazate » situés à la sortie de la ville en direction de Zagora offrent un très bon rapport qualité/prix.
L’Oasis de Find
L’oasis de Find se trouve à une douzaine de km au sud de Ouarzazate. Quand j’y suis passé en Avril 2024 en RE 500, l’oasis était en passe d’être reliés par une route goudronnée aux faubourgs de Ouarzazate. De gros travaux d’aménagement préparaient à grand coups de tractopelles et de bulldozers une sorte d’ avenue. Des infrastructures hôtelières étaient fin prêtes pour acceuillir les cars de touristes.
3 – Ouarzazate – Zagora. (160 km)
En moto, la route entre Ouarzazate et Zagora est très agréable. Elle monte en pente douce vers les contreforts du djebel Kissane, puis traverse des zones désertiques, des oasis, des villages en pisé, et longe la vallée du Drâa, ce qui en fait un itinéraire remarquable pour découvrir le pré-Sahara marocain.
J’ai quitté Ouarzazate par La N9. Direction le Sud et Zagora. Les premiers kilomètres offrent une superbe vue sur les montagnes de l’Anti-Atlas. L’aspect minéral d’un paysage parsemé de roches ocre-rouges a quelque chose de fascinant. Curieusement derrière la désolation caillouteuse des lieux se cache le merveilleux. La route ne va pas tarder à s’élever en lacets jusqu’au col de Tzi n’Tinififft (1660m. d’altitude). De là le panorama est majestueux. Des enfants sont montés de leur village en contre-bas pour hèler les touristes de passage afin de leur vendre quelques menus objets…
Agdz n’est plus très loin. On rentre à partir de là dans la palmeraie qui s’étend de chaque côté du Draa jusqu’à Zagora et au-delà.
A partir de Agdz, 90 km sont encore à parcourir pour atteindre Zagora. La route longe la vallée du Draa bordée de palmeraies, de casbahs et de villages berbères.
Zagora
Zagora est une ville du Sud-Est du Maroc, situé à 360 km de Marrakech. J’y suis allé la première fois dans les années 70. C’était le bout du monde, une agglomération de quelques milliers d’habitants. A l’époque il y avait très peu d’hôtels, et les palmiers étaient d’un vert éclatant… aujourd’hui, ils jaunissent atteints par la maladie et la palmeraie s’assèche.
45000 habitants vivent ici. Son développement a été très rapide. De nombreux hôtels ont été édifiés pour accueillir les touristes, nombreux à faire un tour dans le désert ou vers les dunes de l’Erg Chegaga, l’un des plus grands ergs du Maroc. Pour les adeptes du désert, Zagora reste une étape incontournable
« la Fibule du Draa » est un hôtel très sympathique et accueillant, situé sur la route de Mhamid à la sortie de la ville. Pour boire un thé à la menthe, et se détendre ce bar du centre ville, l’Oasis, dispose d’une terrasse où viennent siroter leur café, les locaux; la wi-fi y est excellente. Un peu plus loin au niveau du rond point il y a un excellent restau où vont manger les familles marocaines.
Zagora est aussi célèbre pour son panneau emblématique : « Tombouctou – 52 jours », un souvenir de l’époque où les caravanes de chameaux mettaient presque deux mois pour atteindre la légendaire ville de Tombouctou, au Mali. Cela rappelle la période historique de Zagora quand elle était un carrefour commercial important entre le nord du Maroc et l’Afrique subsaharienne.
A visiter : la palmeraie d’Amzrou, le village fortifié berbère (le ksar) situé à la sortie sud de Zagora en direction de Mahmid. Vivaient là, dans le mellah 400 familles juives. La plupart exerçait des métiers d’artisanat et notamment la bijouterie et la forge. Une synagogue en ruine est encore visible.
4 – Zagora – Mahmid (108 Km.)
La route est très bonne, très roulante goudronnée jusqu’à Mahmid. Les paysages alternent entre palmiers dattiers (dans les oasis), dunes de sables et montagnes arides.
Voici quelques étapes intéressantes sur la route :
– Tamegroute, célèbre pour sa Zaouïa (école coranique ancienne) et sa bibliothèque du XVI ème Siècle. A voir aussi les lieux de fabrication de sa poterie verte traditionnelle unique au Maroc.
– Les Ksars de Tinzouline et Ternata, Tagounite et ses environs
– Le Ksar de Ouled Driss, juste avant d’arriver à M’Hamid, très bien restauré est un magnifique exemple de l’habitat traditionnel saharien. On peut profiter de cette visite pour aller au musée ethnographique du douar.
A M’Hamid on est au bout de la route goudronnée. Au-delà de la porte, qui se situe à l’extrémité sud de la ville, commence la piste. Elle mène aux dunes de Chegaga et permet aux véhicules équipés de rejoindre éventuellement Foum Zguid.. Dans les deux cas, les motos doivent être équipées pour le off/road. C’est beaucoup plus délicat de rejoindre Foum Zguid par la piste. Pour ma part, j’ai rejoint Foum Zguid en repassant par Zagora.
Le festival Taragalte a généralement lieu fin octobre, début novembre. Il dure 3 jours et se tient en plein désert à la sortie de M’Hamid. Conférences, poésie, ateliers, concerts … célèbrent la vie nomade.
Lorsque j’ai quitté Mahmid j’ai fait une halte dans les environs de Tagounite en plein désert. C’est là que j’ai découvert un hébergement fabuleux, Dar Talmoudi, un ancien ksar réhabilité par les petits enfants des anciens propriétaires. J’ai pu rencontrer des caravanes qui encore aujourd’hui longent le fleuve Draa pour écouler leur marchandise sur les marchés locaux.
5 – M’Hamid – Tata (355 km)
La route est sans surprise particulière. Très droite elle traverse des paysages désertiques, quelques rares villages ou petites villes comme Foum Zguid. Au début du printemps 2025, il a baucoup plu. A certains endroits le désert était sous l’eau. Des ponts, des bouts de route on été arrachés. Aucun itinéraire bis n’étant prévu, j’ai roulé dans le sable, ou la pierraille pendant une dizaine de km. avant de retrouver la route.
Tata
Nichée entre les montagnes arides de l’Anti-Atlas et le désert minéral du Sahara, la ville s’est développée dans une vallée oasienne traversée par un affluent du Drâa : l’oued Tata.
J’ai passé une nuit à Tata, au Relais des Sables, situé à la sortie de la ville, sur la route du Sud. Après une longue journée de moto, arriver en fin d’après-midi dans cet endroit calme est un vrai plaisir. Le centre-ville est tout proche et invite à la découverte. On y trouve de petites places bordées d’arcades, idéales pour s’abriter du soleil et flâner tranquillement. L’atmosphère y est paisible, presque hors du temps.,À la tombée de la nuit, s’installer à la terrasse d’un bar sur la place centrale ou déguster un tajine dans l’un des restaurants du centre devient un moment particulièrement agréable. Le charme de Tata opère immédiatement.
6 – Tata – Guelmin (285 km)
Entre Tata et Guelmin, le trajet s’étire sur 285 km au coeur d’un désert immense et silencieux. Les véhicules y sont rares et la sensation d’isolement est totale. Par endroits, la route se fait étroite. Deux villes principales rythment le trajet : Akka et Assa, haltes discrètes au milieu de cette immensité minérale.
A l’approche de Guelmin la route s’élève et offre de superbes points de vue sur le désert qui s’étend à perte de vue. Dans les derniers reliefs de l’Anti-Atlas, l’Himalayan s’engage avec brio dans les lacets, transformant cette fin d’étape en véritable plaisir de pilotage.
Guelmin
Sur la route du grand Sud, Guelmin occupe une place stratégique avec l’Afrique subsaharienne. Centre commercial et caravanier, elle était un carrefour d’échanges important avec Tombouctou notamment. Quand on arrive dans cette ville de 100000 habitants on est très vite plongé dans un lieu qui s’anime en fin d’après midi. Intimement liée au désert, et à la vie nomade qui subsiste encore ici ou là, l’architecture, le souk hebdomadaire de chameaux rappellent un passé encore bien présent. En même temps, le soir la jeunesse, filles et garçons semblent s’emparer des lieux. Les bars sont bondés, le commerce s’étale dans les rues. J’ai passé une soirée dans un bar situé sur un roof top hyper moderne avec de la musique rap… en plein centre ville.
Un peu à l’écart de la ville se trouve l’oasis de Thigmert. La nuit, dans ce lieu est sublime. La Maison Nomades où j’ai passé 2 nuits fabuleuses en plein désert est un endroit magique, particulièrement accueillant et agréable
7 – Guelmin – Sidi Ifni (57 km)
C’est l’étape la plus courte de mon tour du Maroc et une des plus venteuse aussi. La route, comme la plupart des routes marocaines est en très bon état. Elle serpente entre le désert et l’océan, offrant un paysage à la fois rude et apaisant. Les collines ocres s’étirent sous un ciel immense. C’est une route de transition, où la terre s’ouvre peu à peu sur la mer. En chemin je traverserai quelques villages et m’arrêterai dans un café juste au-dessus de Sidi Ifni.
Sidi Ifni
Située au sud-ouest du Maroc, Sidi Ifni est une petite ville côtière au charme singulier. Ancienne enclave espagnole, elle conserve une architecture Art déco unique, témoignage de son histoire coloniale, qui lui donne une identité différente des autres villes marocaines.
Bordée par l’océan Atlantique, Sidi Ifni séduit par ses falaises spectaculaires, ses plages sauvages et son atmosphère paisible. Loin de l’agitation touristique, c’est une destination idéale pour les voyageurs en quête d’authenticité, de nature et de tranquillité.
La ville vit principalement de la pêche, et cela se ressent dans sa gastronomie locale, riche en poissons et fruits de mer frais. Entre couchers de soleil impressionnants, accueil chaleureux des habitants et rythme de vie lent, Sidi Ifni offre une expérience simple mais profondément dépaysante.
8 – Sidi-Ifni – Tafraout (177 km)
Je longerai le bord de l’Atlantique jusqu’aux environs de Mirleft. Puis très vite, des paysages minéraux, où la terre semble sculptée par le vent vont s’imposer. Les couleurs changent au fil des kilomètres : l’ocre des roches, le rose du granit, le vert des arganiers. En approchant de Tafraout, le décor devient sublime. Les énormes blocs de granit rose semblent posés là par un géant, créant une atmosphère à la fois brute et poétique.
Tafraout
J’ai passé 3 jours à Tafraout. Cette petite ville de l’Anti-Atlas perchée à 1200 mètres d’altitude est particulièrement attachante. Il faut s’y balader à l’instinct au fil des rues et des places pour s’émerveiller de l’ambiance qui y règne. Au milieu d’une région où poussent des amandiers, des palmiers dattiers, des arganiers, deux visites sont incontournables, les roches peintes à une dizaine de km de Tafraout et les gorges d’Aït Mansour 37 km au Sud de la ville auxquelles on accède au bout d’une petite route de montagne sinueuse qui traverse un paysage désertique et minéral. La vidéo ci-dessous retrace ce parcours.
9 – Tafraout – Taroudant (150 km)
Dès la sortie de Tafraout, les paysages magnifiques de l’Anti-Atlas se dessinent. La route P1723 qui relie Tafraout à Taroudant est sinueuse à souhait. Elle traverse de nombreux petits villages. Très étroite à certains endroits, elle est asphaltée, et le revêtement est en bon état. Il y a très peu de circulation ce qui permet de promener son regard sur des panoramas arides parsemés d’arganiers. Des piétons, des charrettes tirées par des ânes, des bergers avec leur troupeau de moutons ou de chèvres font parfois partie du décor. Je m’arrêterais très souvent pour prendre des photos ou faire quelques vidéos. A une cinquantaine de kilomètres de Taroudant, débute une longue et tranquille descente vers la plaine du Souss.
Taroudant
Située au cœur de la vallée du Souss, Taroudant est souvent surnommée la « petite Marrakech », mais elle possède une âme bien à elle. Entourée de majestueux remparts ocre, la ville invite à ralentir le pas et à savourer l’authenticité du sud marocain. Dans les souks animés, les étals débordent d’épices, de bijoux en argent et d’artisanat berbère, tandis que les cafés de la place Assarag offrent une pause idéale pour observer la vie locale. Entre palmeraies, montagnes de l’Anti-Atlas en toile de fond et accueil chaleureux de ses habitants, Taroudant séduit par sa simplicité et son charme intemporel.
J’ai passé 2 nuits dans un bon hôtel situé au coeur de la médina, tout près du souk et de la place Assarag (l’ Hotel Mentaga)
10 – Taroudant – Marrakech (266 km)
En 2022, j’avais déjà fait étape à Taroudant avec une RE 500. A l’époque, pour me rendre à Marrakech, j’ai emprunté la route qui passe par le col du Tizi N’Test. Le violent séisme de 2023, un des plus important tremblement de terre du Maroc a très fortement secoué la région. Près de 3000 morts, plus de 6000 blessé, des milliers de maisons détruites, des routes endommagées. Je n’ai pas souhaité m’engager sur un itinéraire très probablement en chantier et encore abîmé et lui ai préféré un trajet beaucoup plus roulant.

























