Istanbul, des quartiers, des impressions, une ambiance

Instanbul, des quartiers, des impressions, une ambiance

 

– septembre 2022 –

istanbul Karakol

Retour en famille à Istanbul

La première fois que j’a été à Istanbul, j’avais 20 ans. Je n’y suis plus jamais retourné jusqu’à ces jours de septembre 2022 : 50 ans après. Ce retour, je l’ai fait en famille, avec ma femme (Brigitte), Clément mon fils et Hélène sa compagne. Avant qu’ils ne rentrent en France et que Brigitte et moi poursuivions notre route en Cappadoce, nous nous sommes baladés dans la ville 5 jours durant. 

istanbul en famille
istanbul

Instanbul est une ville de plus de 15 Millions d’habitants chargée d’histoire. Une littérature abondante, des livres, des thèses, des revues lui sont consacrés et il serait bien prétentieux ici d’en retracer, ne serait-ce que les grandes lignes. Je laisse le lecteur faire ses choix de lecture, rechercher sur des sites, des guides… consacrés à l’histoire de la ville ce qu’il lui faut de savoir pour appréhender la complexité historique et culturelle de cette mégalopole. L’actualité rappelle avec force qu’elle occupe aujourd’hui comme hier une position stratégique unique et dont le président en exercice joue avec talent !

A la croisée de deux mers (la mer noire et la mer marmara et l’accès à la mer méditerrannée) reliées par le bosphore, située enre l’europe et l’Asie, la ville entretient la mémoire d’un passé marquée par trois époques décisives dans son développement : les époques romaines, byzantines et ottomanes. Cette extrême diversité des influences laissées par l’histoire se ressent immanquablement.  La particularité d’Istanbul c’est d’être « entre-deux » ! Entre le nord et le sud, entre l’Europe et l’Asie, entre deux mers…

Le visiteur ne fait que constater cette profondeur géopolitique formée par le temps long de l’Histoire. Il n’en est pas l’acteur. Et il le sait. Il ne fait pas l’histoire, il la regarde et tente de la saisir à sa façon, fier à son retour d’avoir appris quelque chose et de pouvoir  en parler. Dans cette quête de connaissances, il ressent des impressions, saisit des ambiances.

 

Sultanahmed

On commencera donc par cet endroit historique d’Istanbul : Sultan Ahmed. Là, pendant un temps l’institution la plus vivante fut ce modeste café restaurant dans lequel  vinrent se poser autour d’un thé et d’un plat d’aubergines cuites huileuses à souhait des milliers de routards en partance pour les Indes et Katmandou. J’en étais ! 

Souvenirs

le pudding shop à istanbul

 Il y a 50 ans… En 1972, dans ce qui à l’époque était une sorte de boui-boui avant gardiste, le Pudding shop, les discussions étaient passionnées; avec d’autres jeunes aux cheveux longs nous partagions nos projets d’aventure, nos combines pour rejoindre l’Inde et le Népal. Nous étions fauchés mais riches de nos rêves de liberté. Depuis le bistro a changé. Des enseignes lumineuses flashies ont remplacé la vieille devanture grise. Le restau s’est agrandi. A l’intérieur, accroché aux murs quelques petites annonces sur un transport, un rendez-vous, une chambre peu chère, des coupures de journaux… rappellent cette ambiance des années 70. Le frère du patron se rappelle…Etonnants voyageurs, un peu hirsutes, un peu insouciants qui avaient envie d’une vie nouvelle, colorée, métissée, en orient évidemment ! Le rêve d’un ailleurs lointain…

Nous sommes le 10 septembre 2022. La nuit vient de tomber. De part et d’autres du pudding shop les restaurants ont fait le plein. Des américains, des russes, des italiens, des allemands paraissent satisfaits de l’ambiance bruyante et musicale des lieux. Dans cette fête anachronique riche en couleur, la bière efes (bière turque) coule à flot, les regards complices s’échangent. « la nuit promet d’être belle  » !

Le jour est tout aussi important pour le visiteur de passage. C’est le moment où se déroule un spectaculaire ballet. D’un monument l’autre, au pas de charge, en file, en rang derrière un guide arborant un parapluie ou une canne pour être visible, un autre activité s’accomplit: la visite. Dès 9 heures du matin la foule accomplit ce rituel. Devant saint Sophie c’est une interminable file qui s’est formée; chacun se résoud à attendre une heure parfois plus pour entrer dans la basilique. Le soir il n’y a plus beaucoup de visiteurs et c’est ce moment que nous avons choisi pour visiter Sainte Sophie.

la basilique mosquée saint Sophie
l'intérieur de Saint Sophie

Juste en face, à quelques mètres se trouve sa rivale : la mosquée bleue. Avec ses 6 minarets, on la voit de loin. C’est incontestablement la mosquée la plus célèbre d’Istanbul, un point de départ du pélerinage vers la Mecque.

la mosquée bleue
la mosquée bleue

Moins connue mais tout aussi riche et fascinante la citerne-basilique. Un monument bysantin qui impressionne par le génie constructeur de l’époque. 78000 m3 d’eau pouvait être stockés dans les profondeurs d’une basilique incendiée et reconstruite. 

la citerne-basilique à istanbul
basilique citerne de Istanbul

Ce qui est pratique du point de vue des visites, c’est qu’ici  à Sultan-Ahmed, au-dessus de la corne d’or, tout est visitable à pieds. Les oeuvres les plus célèbres sont dans un périmètre très restreint. En contrebas de saint Sophie, se trouve ainsi le palais de Topkapi en surplomb du bosphore et de la mer de marmara.

la palais topkapi à Istanbul
à l'intérieur du palais topkapi

Monuments, musées et autres oeuvres historiques ne manquent pas à Sultan Ahmed. Les passionnés d’histoire, les curieux, les assoiffés de savoir auront de quoi faire ici. Plus bas, après  la vieille gare d’Istanbul, assis sur les parapets de la corne d’or pour les uns, déambulant le long des quais en attente d’un bateaux bus pour les autres, c’est l’histoire du peuple d’Istanbul qui se donne à voir. Le vendeur de maïs, le rabatteur qui d’un sonore « Bosphore, Bosphore » essaye de vendre au visiteur une balade en bateau sur le Bosphore, les pêcheurs…tout un petit monde se croise ici au bord de l’eau. A la tombée du jour le spectacle est divin.

 Du côté de la Corne d’Or

cède soleil sur la corne d'or
fin d'après midi sur la corne d'or

pêcheurs à la ligne, marchands de maïs cuit, musiciens, passants, tout ce petit monde auquel se mêlent les touristes forme  le tableau bien vivant d’une ville très animée.

une fin d'après midi sur la corne d'or
vendeur de rue à Istanbul
pêcheurs sur la corne d'or à Istanbul
pêcheurs. à la ligne sur la corne d'or
musiciens de rue à Istanbul
ambiance de fin d'après midi sur la corne d'or
istanbul et la corne d'or
bateau sur le Bosphore
pont sur la corne d'or

Le Bazar, le commerce …

Signe des temps, le grand bazar magnifié au XVI ème Siècle par Soliman le Magnifique, le bazar égyptien, les petites rues  commerçantes alentour perpétuent une tradition commerciale bien ancrée dans les habitudes locales.

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