Cuzco et la vallée des incas

Cuzco et la vallée des incas

CUZCO ET SES ENVIRONS.

   Cuzco

une rue de Cuzco

« la Rome des Incas », est une ville d’altitude de la cordillère des Andes située à 3399m. d’altitude. Ancienne capitale de l’Empire inca,  elle est surtout connue pour ses vestiges archéologiques et son architecture coloniale hispanique. Selon une des légendes, (il y en a plusieurs !) la ville est fondée par Manco Inca et son épouse Mama Oclla. Littéralement sortis des eaux du lac Titicaca, ils sont envoyés par le dieu Viracocha pour établir le cœur d’une grande et puissante civilisation. Là où s’enfoncera le sceptre d’or avec lequel ils parcourent la région, doit être fondée la cité impériale. Ce sera CUZCO

 

le centre de Cusco

Le nom « Cuzco » vient du quechua « Qosqo », qui signifie « nombril du monde ». La ville se développe alors très lentement et il faudra attendre l’arrivée de l’Inca Pachacutec en 1438 pour que démarre une période institutionnelle marquée par des initiatives urbaines et administratives majeures. Qosqo devient alors la capitale d’un empire couvrant la moitié du continent sud-américain. Elle sera également une ville spirituelle de première  importance : les 15 000 habitants de la ville sont en grande majorité des nobles, des prêtres et des serviteurs. Les cérémonies et les rituels font l’objet de pèlerinages incessants des quatre coins du royaume.

église de la compagnie de jésus

Centre politique, administratif, culturel, Cuzco rayonne pour un temps sur toute l’Amérique du Sud. Son développement est stoppé net par l’arrivée des Espagnols. Le 15 novembre 1533, Fransisco Pizzaro entre dans l’enceinte de Cuzco à la tête de son armée de conquistadors. La présence espagnole sera terrible pour Cuzco. Une période de destruction et d’anéantissement de toutes les traces de l’influence Inca commence.  Sur les ruines du palais inca, les espagnols construisent la cathédrale, sur celles du Qoricancha, l’église San Domingo. Systématiquement les espagnols construiront en lieu et place des monuments incas, leurs propres monuments pour mieux asseoir leur domination. Cuzco, perd son rang de capitale de l’empire inca au profit de Lima. La ville située au bord du Pacifique convient mieux aux espagnols. Cuzco maintiendra cependant un rôle crucial comme carrefour commercial, entre Lima (seul port officiel de l’Amérique du Sud vers l’Europe) et les mines d’argent de Potosi (en Bolivie)

 

La Cathédrale de Cuzco

Eglise de la compagnie de Jésus

Situé sur la Plaza de Armas, l’église jésuite se situe à droite de la cathédrale. Construite par les jésuites en 1576 sur le site d’un palais Inca, cette église de style baroque est gravement endommagée par un tremblement de terre en 1650. Elle est reconstruite et achevée en 1668.

Couvent San Domingo

Ce couvent fut construit sur les ruines du temple du soleil. Autour de son cloître, on voit encore les murs intacts du monument Incas. On peut admirer là aussi l’assemblement ingénieux des immenses pierres disposés par les Incas.

En Ville …

Cette statue de l’Inca se trouve sur la plaza de armas à CUZCO. Elle est le symbole de la fondation de la ville et de la civilisation Inca. Edifiée au coeur de la ville en 2001, elle ne fait pas l’unanimité parmi les habitants. Certains souhaiteraient qu’on la retire !

Ces pierres qui composent un mur de la rue Hatun Rumiyoc à Cuzco au Pérou illustrent parfaitement le mode de construction utilisé par les Incas. Les pierres ne sont pas jointes entre elles par du ciment mais grâce à des tailles complexes, polygonales qui forment après polissage des joints parfaits.

Sur la trace des Incas

Cuzco est le point de départ idéal vers le Machu Picchu, et quelques haut-lieux de la civiliastion Incas. Parmi ceux-ci Chinchero, Maras, Ollantaytambo, Pisac.

Chinchero

C’est un village de 15000 habitants situé à 3760m. d’altitude.  Entouré des sommets enneigés de la cordillère des Andes, cette localité offre un superbe panorama sur un environnement  où se mélangent le blanc des maisons, le bleu du ciel, le rouge des murailles et le vert de la végétation. Ici, les paysans cultivent du maïs, du quinoa et des pommes de terre sur les terrasses construites par leurs ancêtres, les Incas. La plupart des maisons de couleur blanche sont construites en adobe (mélange de boue et de paille). En se promenant on peut encore voir les restes des murs Incas construits avec des pierres taillées et des terrasses de culture encore utilisées aujourd’hui. L’église fut construite au 17 ème siècle sur les ruines d’un palais Inca et abrite un grand nombre de belles toiles de l’école Cusqueña.

Terrasses Incas de Chinchero

Les salines de Maras

les salines de maras au Pérou
bassins dde sel dans les salines de Maras

Au Pérou, à une cinquantaine de kilomètres environ de Cuzco, sur les hauteurs de la vallée sacrée des Incas, se trouvent les salines de Maras. il s’agit de plusieurs dizaines de bassins salins accrochés à la pente. Ils furent exploités  avant les les Incas par les indiens de la vallée. Cette exploitation est encore en activité.

 

Ollantaytambo

Ce grand village à 75 kilomètres au nord ouest de Cuzco a conservé les plans de construction Inca avec les ruelles, les pavés, les évacuations d’eau. L’endroit est surtout connu pour son ancienne forteresse Inca. Manco Capac s’y réfugia pour tenter de fédérer la résistance après la chute de Cuzco. Elle fut le siège de luttes acharnées contre les espagnols.

A noter également qu’Ollantaytambo est un des lieux de départ du train des Andes qui mène à Agua Calientes, juste au pied du Machu Picchu

 

La Paz, une ville contrastée au coeur des Andes

La Paz, une ville contrastée au coeur des Andes

La Paz, la ville la plus haute du monde

Capitale administrative de la Bolivie, la ville s’étage entre 3500m. et 4000 m. d’altitude. Elle se trouve dans un canyon creusé par le fleuve Choqueyapu.  Au-dessus de la ville, sur un immense plateau à plus de 4000m. d’altitude, El Alto, la ville nouvelle s’étend à perte de vue. Extension naturelle de La Paz,  elle en était la banlieue populaire. Depuis 1985, c’est une ville à part entière: la troisième ville la plus peuplée du pays. C’est là que se trouvent entre autres, l’aéroport, l’université et qu’a lieu, tous les jeudis un  marché très coloré.

De La Paz, une route pentue à flan de montagne mène à El Alto. On peut également y accèder par le réseau moderne des téléphériques urbains. Du centre de la ville c’est un magnifique téléphérique rouge qui monte à El Alto

En toile de fond de ce décor urbain les montagnes de l’Alti Plano forment un surplomb majestueux duquel se découpe le sommet enneigé du Nevado Illimani, (6 438 m.)

 

A la découverte de La Paz

Nous sommes arrivés vers 15 h. à La Paz. Nous venions de Puno (Pérou) et de la région du lac Titicaca. Après avoir traversé El Alto, nous descendions maintenant sur la capitale. Le bus s’est arrêté au terminus, à quelques pas du quartier historique et de la cathédrale. L’agitation était palpable: des gens déambulaient dans tous les sens, les voitures filaient dans la pente. La première impression n’était pas forcément très bonne. Dans cette ville où l’urbanisme semble n’obéir à aucun plan, où s’agrègent sur le flan des montagnes des masures de briques rouges, l’oeil se heurte d’abord à une géographie éclatée. Les repères semblent fuir dans le dédale des rues pentues de la ville. Petit à petit, cependant, confrontés à un urbanisme au premier abord un peu déroutant, notre perception va changer. En voyage, dans des lieux nouveaux, le regard finit toujours par s’ouvrir jusqu’à se délecter, ici à La Paz, du spectacle coloré de la rue et des montagnes alentour.

Chullauma, un quartier populaire de La Paz :  la couleur de l’espoir

l’engagement d’une militante féministe Tomasa Gutierrez, leader à La Paz de « la révolution des couleurs » va profondément transformer la vie des habitants de Chullauma, un quartier pauvre de La Paz.
Tomasa et d’autres femmes de ce quartier, accompagnées par un artiste local entreprennent, il ya quelques années, ce projet un peu fou : peindre les 17000 m2 de façades, de portes, de stands, d’escaliers du quartier et faire réaliser 19 peintures murales réparties dans les petites rues. L’objectif : redonner de l’espoir aux gens et sensibiliser les pouvoirs publics aux mauvaises conditions de vie de ces habitants. Il n’y a pas si longtemps, ici, il n’y avait pas d’électricité, pas d’égoûts et les gens se débrouillaient comme ils pouvaient. C’est à la suite de ce mouvement artistico-politique, qu’un programme gouvernemental d’aide à l’amélioration de l’habitat est mis en place et que des fonds nationaux apportent leur soutien financier au projet. 350 familles bénéficieront de ces aides.
Au-delà d’une simple opération de ravalement d’un quartier, c’est une autre qualité de vie qui est espérée.

Au fond, ce barrio est une belle leçon d’histoire sociale. Au milieu des milliers de maisons en brique rouge, en pisé et en béton, inachevées pour la plupart, Chua Uma est devenu le parfait exemple de la façon dont un collectif motivé, peut devenir, grâce à sa détermination, le moteur d’une révolution locale authentique, capable d’autogérer la solution à ses besoins. A l’occasion de différents interviews, Tomasa Gutierrez a tenu a précisé que ce mouvement était porté par les femmes du quartier, car selon elle, ce sont ces femmes qui connaissent le mieux les besoins des habitants ; elles y vivent à temps plein alors que les hommes partent tôt le matin pour aller travailler en bas et reviennent souvent tard le soir.

Selon les initiateurs du projet, l’explosion des couleurs devait entraîner une explosion sociale, à l’échelle d’une ville. Elle n’a pas eu lieu. Pour autant, cette expérience intéresse aujourd’hui des urbanistes, des décideurs et aussi des psychologues !
J’ai été très sensible en effet de lire cette information apposée en différents lieux du quartier, concernant une enquête/participation réalisée par des étudiants de psychologie de La Paz. Elle montre, s’il en était encore besoin, que la psychologie d’intervention à laquelle je suis très sensible, peut effectivement intégrer dans son exercice une orientation fondamentalement sociale associée, ici, aux conditions de vie des habitants de Chullauma.

Le marché des sorcières

Des herbes, des poudres, des lotions et des remèdes de toute sorte, bref au marché des sorcières de la Paz (en espagnol, el Mercado de las brujas), il y a tous les ingrédients qui selon les Aymaras guérissent, viennent à bout d’une inquiétude, permettent de réaliser les vœux les plus fous….Si vous voulez trouver l’amour, gagner plus d’argent, guérir d’une maladie, … c’est ici qu’il faut venir, vous devriez trouver votre bonheur ! En flânant au gré des échoppes, j’ai été intrigué par des foetus de lama séché. Macabres pour certains, sacrés pour d’autres, ils sont utilisés selon un rituel Aymara très précis: quand une maison est construite, il est de coutume d’enterrer un foetus de lama sous la première pierre en guise d’offrande à Pachamama (la déesse de la terre), afin qu’elle porte chance. Bref des croyances encore très vivantes sur un marché très coloré.

Une curiosité :  l’horloge du Parlement.

Regardez bien les chiffres de l’horloge suspendue au mur du parlement: ils sont à l’envers de tous ceux qui figurent sur les horloges du monde ! A contre-sens en quelque sorte. Selon le Bolivien avec lequel je discutais, Evo Morales, lorsqu’il était président aurait voulu montrer par cet acte qu’on pouvait développer des fonctionnements et des pratiques inverses de celles « délétères » imposées par le Nord aux états du Sud ; une façon symbolique pour Morales de redonner une identité au peuple bolivien.

La Vallée de la Lune

Il existe à la Paz un endroit étonnant tout près du centre ville, loin du bruit. Un lieu sculpté  des siècles durant par les éléments naturels. L’ensemble ressemble à un désert de stalagmites. Étonnant … !

 

Le salar d’Uyuni et le sud Lipez

Le salar d’Uyuni et le sud Lipez

Le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez

  Peut-on se faire une idée de la Bolivie sans faire l’expérience des grandes étendues désertiques du sud du pays : le salar d’Uyuni et le sud Lipez ? Dans les Andes, au sud-ouest de la Bolivie, pas loin du nord du Chili, dès qu’on sort de la petite ville d’Uyuni, c’est un immense désert de sel qui s’offre au regard ébloui. C’est la plus grande étendue de sel du monde. Ce paysage désertique plus grand que le département de la Gironde (11000 km2), se déploye entre 3200 et 3700 m. d’altitude. Sa surface plate est composé de sel d’un blanc éclatant, parsemé ici ou là de formations rocheuses et d’îles sur lesquelles poussent des cactus millénaires atteignant parfois plusieurs mètres de haut. Il est né suite à l’assèchement d’un lac préhistorique et sa croûte varie selon les endroits de 2 à 120m. d’épaisseur.

Il représente la moitié des ressources en lithium de la planète.

Ici le dépaysement est garanti, et le spectacle de ces lieux est tout à la fois étrange et sublime, comme il le sera à l’approche du Chili, dans le sud Lipez.

 

3 jours et 2 nuits dans le salar d’Uyuni et le sud Lipez

De Uyuni à la frontière chilienne, nous en rêvions : le salar d’Uyuni, le plus grand désert salé du monde, le sud  Lipez, avec ses lacs, ses volcans, ses flamands roses et ses lagunes à 4500- 5000m. d’altitude et au final la descente sur le désert d’Atacama. Uyuni ne paye pas de mine. La ville fondée en 1890 a d’abord été une bourgade commerciale et un grand carrefour ferroviaire avec des lignes de chemin fer et des trains qui acheminaient le minerai de Potosi vers le Chili. Aujourd’hui, Uyuni, c’est le point de départ des circuits dans le désert. Des dizaines d’agences plus ou moins sérieuses proposent leur service et pour cause, il est très difficile et presqu’impossible de traverser par ses propres moyens les déserts du sud bolivien. Et pourtant, nous avons rencontré des routards en vélo qui avaient décidé de tenter l’aventure. Mais ils sont rares !  Nous nous sommes donc dirigés vers les agences locales et après consultation des sites de voyage et quelques échanges avec d’autres voyageurs, notre choix s’est porté sur une agence remarquable. Fabia, sa représentante y parle un français impeccable. Et surtout elle est de très bon conseil. Très professionnelle, à l’écoute de nos projets, elle nous a proposé un circuit qui nous amène en 3 jours à la frontière chilienne.  Nous venions de La Paz, et n’étions pas passés par Sucre. Or d’après elle, la ville était à voir, absolument ! ce que nous avons fait. Nous sommes donc retournés sur Sucre  avant la traversée du désert. Elle nous donnera des adresses, des informations… s’occupera de réserver notre hôtel.. Une vraie pro !

De retour de Sucre, juste avant de partir pour le Chili, elle prendra le temps de nous présenter en détail notre circuit. Et le prix ? pas plus cher et même moins cher que certaines agences sur place. Nous sommes donc partis un matin d’octobre ensoleillé direction le Chili avec un couple de français qui comme nous allait au Chili pour rejoindre la Terre de feu, et deux brésiliens qui eux retournaient à Uyuni et donc faisaient la boucle complète. Un groupe de 6 personnes et le chauffeur: un virtuose du 4×4 doté d’un sens aigü du désert et toujours disponible. 

 

 

le 1er jour : le salar d’Uyuni

Le cimetière de trains

Des carcasses de métal rouillé au milieu de nulle part : ambiance surréaliste ! Quand je suis arrivé dans ce décor hors du temps j’ai été saisi par ces dizaines de trains à l’abandon qui jonchent le salar à la sortie de la petite ville de Uyuni. Petit retour en arrière: au début du XXème siècle, la région disposait ici d’un noeud ferroviaire important. Là, passaient les trains qui assuraient le transport du minerai vers le Chili tout proche. Le déclin de l’extraction du minerai et la crise politique avec le Chili ont eu raison du trafic ferroviaire. Les trains entiers se sont figés sur place sous le soleil. Balayés par des vents chargés du sel du salar d’Uyuni, ils rouillent. On les photographie…

 

Colchani, un petit village qui vit de l’exploitation et de la vente du sel

En chemin…

Le salar c’est une immensité blanche à perte de vue. Comme le font la plupart des voyageurs on a joué avec la perspective qu’offre ici le désert de sel  pour faire ces photos « folles ». On les appelle ici « fotos locas « 

La Isla Incahuasi

Après avoir roulé un long moment dans le désert de sel, on arrive sur l’île Incahuasi. Une île en forme de bosse où poussent des cactus dont certains, millénaires, font 12 m.de haut. Monter au sommet de l’île permet d’avoir une vue à 360° sur le salar d’Uyuni. Grandiose !

2ème jour, le sud Lipez avec ses lagunes colorées et ses hauts-plateaux

3ème jour, du sud Lipez à la frontière chili. 

Depuis notre départ d’Uyuni, nous traversons des sites exceptionnels, sans doute parmi les plus beaux de Bolivie. Pas de villages, pas d’habitations, seules quelques rares gîtes d’étape. Ici, le site est resté sauvage et vierge (pour l’instant !). Dans les déserts d’altitude du Sud Lipez les températures, surtout la nuit, sont très froides. Lors de notre dernière étape à 4500 m d’altitude, par une nuit étoilée et de pleine lune, il faisait – 15 °. Et pourtant en-dessous de la croute terrestre, de l’eau bouillante frémit que recrachent sous forme de vapeur blanche de bruyants geysers. 

 

Bientôt le Chili…

Cette petite bicoque c’est la douane bolivienne avec le Chili (4200m. d’altitude). Située au milieu de nulle part, en plein désert, elle est le passage obligé pour plonger 2000 m. plus bas sur San Pedro de Atacama (Chili). Notre chauffeur nous a déposé ici avec le couple de français avant de repartir à Uyuni avec les deux amis brésiliens. Un car nous attendait du côté chilien…..

Les amis brésiliens et français avec lesquels nous avons effectués cette somptueuse traversée, une formidable équipé et Wilson notre sympathique chauffeur sans lequel ce circuit n’aurait pas été possible. 

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