San Pedro d’Atacama et le désert d’Atacama

San Pedro d’Atacama et le désert d’Atacama

Des maisons basses en adobe (matériau de construction en terre séchée mélangé à de la matière organique), quelques rues en terre, une jolie petite place animée avec ses bars/restaurants, son Eglise : l’oasis de San Pedro de Atacama c’est d’abord une ambiance, un état d’esprit, un moment où l’on se sent radicalement ailleurs, loin de chez soi. D’une certaine façon, San Pedro se mérite. Après 3 jours de traversée du Sud Lipez, la tête encore pleine d’images des paysages grandioses que nous venions de traverser, un peu fatigués, certes, on se sent tout à coup renaître à cette petite ville du nord du Chili située à 2348 m. d’altitude, au pied du Volcan Licancabur (5916 m.). Au milieu d’une région aride,  San Pedro de Atacama est devenue le lieu de rencontre des amoureux d’une nature sauvage et des adeptes de grands espaces écrasés le jour sous un ciel terriblement bleu et la nuit sous les étoiles étincelantes.

C’est avec un couple de sympathiques baroudeurs @the_beaviers avec lesquels nous venions de traverser le Sud Lipez que nous explorerons la région de San Pedro.

Sur la route qui longe la frontière avec la Bolivie et l’Argentine, le désert d’Atacama coincé entre le Pacifique et la cordillère des Andes au Nord du Chili se déploie dans toute sa splendeur. A bord d’un 4X4 Suzuki loué par Olivier et Béatrice nous nous baladerons toute une journée à travers d‘immenses espaces rocailleux, sur une terre craquelée par la sècheresse. Seuls quelques rares écrins de verdure où l’eau coule à plein bord dans des rigoles creusés par l’Homme, émergent de ce paysage austère. Le spectacle  de ces lieux dominés par d’imposants volcans aux cimes enneigées deviendra carrément  hallucinant à l’approche des lagunes turquoises. Féérique sera le coucher du soleil dans le salar d’Atacama. Nous sommes dans un autre monde à la beauté vive et sauvage, qui dans ce tout petit village à plus de 4000m. d’altitude laisse deviner le lien invisible et profond qui unit ses habitants à leur terroir. On imagine bien l’effroyable somme d’efforts humains que représente ici le fait de vivre dans un environnement tellement agréable à l’oeil du voyageur et tellement hostile à la vie. 

 

la vallée de la lune:il n’y a pas à aller très loin. A une douzaine de kilomètres de San Pedro d’Atacama se niche un lieu à l’allure lunaire.

Informations générales sur le Chili

Informations générales sur le Chili

Données générales

Vous trouverez dans cette rubrique, quelques données géographiques, économiques, sociologiques et un point de vue sur la situation sociale et politique actuelle. Ces informations sont pour la plupart issues de sources institutionnelles dont France Diplomatie

Du désert du Nord (le désert d’Atacama), aux zones glaciaires du sud, le Chili s’étend sur 4270 km de long. Ce long ruban de terre, d’une largeur moyenne de 200 km n’excèdant pas 350 km offre une varièté de paysages très contrastée: désertique au Nord avec un des déserts les plus arides du monde (le désert d’Atacama), glaciaire au sud avec la zone antarticque, le tout traversé par la cordillère des Andes et ses sommets dépassant les 6000 m. d’altitude. Le long des côtes avec le pacifique se trouvent des plaines littorales où sont cultivés fruits et légumes.Le pays possède avec le pacifique la plus grande façade maritime du monde.

Données géographiques

Superficie : 755 776 km²
Capitale : Santiago du Chili
Villes principales : Santiago, Valparaiso, Concepción, Antofagasta
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso (1000 pesos = 1,30 € au9 juillet 2019)
Fête nationale : 18 septembre(fête de l’indépendance)

Données démographiques

Population : 18,05millions (Banque mondiale, 2017)
Densité : 23 habitants/km2
Taux de croissance démographique : 0,88 %
Espérance de vie : 81,7 ans
Taux d’alphabétisation 98,55 %
Religion(s) : catholicisme romain 88%, églises protestantes 11%
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,83 (42e rang sur 177)

Données économiques

PIB : 298 Mds USD (Banque mondiale)
PIB (nominal) par habitant : 15 924 USD(Banque mondiale)
Taux de croissance : 4% (Banque mondiale)
Taux de chômage : 7,2% (Banque mondiale)
Taux d’inflation : 2,6 %
Déficit budgétaire : 1,7% du PIB
Balance commerciale : 6,9 Md (en 2017)

    Principaux clients : Chine, Etats Unis, Japon
    Principaux fournisseurs : Chine, Etats Unis, Brésil
    Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (en 2017) :

    • Primaire-Agriculture : 4,3 %
    • Secondaire-Industrie : 31,3 %, dont 14,1% du secteur minier
    • Services : 74,4 %
      Exportations de la France vers le Chili (2018) : 1,07 Md€
      Importations françaises depuis le Chili (2018) : 1,1 Md€

    Situation sociale et politique actuelle (octobre 2019)

    Avant-propos. Lorsqu’éclatèrent les premiers signes de la contestation qui va embraser le pays, nous revenions de Valparaiso. C’était le 18 octobre 2019. Nous étions au terminal de bus de Santiago pour rejoindre en métro le centre-ville où nous résidions. Le métro venait de franchir plusieurs stations, puis s’arrêta normalement dans l’une  d’entre elles. Après un quart d’heures d’attente, on nous  informa que deux stations plus loin des émeutes venaient d’éclater et qu’il fallait descendre ici et poursuivre notre cheminb à pieds ou en taxi…C’était le début d’une gigantesque contestation qui se poursuit encore aujourd’hui. Pendant 3 jours nous en avons été les témoins compréhensifs et parfois inquiets par tant de violence.

     Après le renversement de la présidence socialiste de Salvador Allende (4 novembre 1970-11septembre 1973) vont s’ouvrir avec Pinochet 17 années de dictature. Durant cette période noire du Chili, le dictateur applique à la lettre les recommandations des « évangélistes » du marché  et se lance dans une enreprise libérale à outrance. Si la croissance est relancée, les inégalités explosent. Le 11 mars 1990 avec Patricio Aylwin (1990-94), le chili entre alors dans un processus démocratique avec le retour de la social-démocratie. Depuis d’autres présidents se succèdent sans que jamais la constitution d’inspiration libérale héritée de Pinochet soit modifiée ou que soit remis en cause le modèle socio-économique hérité de la période Pinochet. La socialiste Michelle Bachelet, actuelle haut commissaire des Droits de l’Homme aux Nations Unies a été deux fois présidente comme l’homme d’affaires Sebastian Pinera actuel chef de l’Etat, vivement contesté aujourd’hui dans sa façon de gèrer le pays.

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    Ils se sont partagés la terre, la loi, les plus jolies rues, l’air ambiant, l’université, les souliers… » Dans son poème J’accuse, écrit en 1947, Pablo Neruda dénonçait l’oligarchie chiliennePlus de soixante-dix ans plus tard, les vers du prix Nobel de littérature chilien semblent être toujours d’actualité. Le 18 octobre après l’annonce de la hausse du ticket de métro  la colère va s’exprimer dans tout le pays pour rapidement se transformer en un rejet global du modèle économique et social du pays et de ses dirigeants.  Les faits : Le 25 octobre 2019, un million de personnes sont dans la rue. Elles exigent, la fin d’un systsème ultralibéral mis en place sous la dictature de Pinochet (1973-1990). Elles demandent des réformes économiques et la démission du président Sebastian Pinera, un homme d’affaires revenu au pouvoir en 2018. Tout démarre quelques jours plus tôt suite à l’annonce de l’augmentation du prix du ticket de métro. Les premiers à réagir sont les étudiants et les lycéens de Santiago, qui décident et appellent à de ne plus payer le ticket de transport. Le gouvernement estime qu’il s’agit là de l’oeuvre de « délinquants » et charge la police de réprimer les « délinquants ». La répression est brutale et fait des dizaines de morts et des milliers de blessés. Face à une situation qui lui échappe de plus en plus, Pinera décrète alors l’état d’urgence dans plusieurs villes chiliennes, dont Santiago. Les autorités militaires, mandatées par le président Pinera pour rétablir l’ordre à Santiago, décrétent le couvre-feu. C’est la première fois que des militaires patrouillent dans les rues depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). Face à la colère populaire, le président de la république renonce à augmenter le prix du ticket de métro. Mais pour autant la colère ne retombe pas. Les concerts de casseroles, le saccage de magasins, de banques, les charges de police, les chars dans les rues de Santiago viennent rythmer les jours et les nuits de la capitale et d’autres villes du pays. La révolte continue et elle a un motif : la privatisation de la santé, de l’éducation, des transports, de l’eau, des systèmes de retraite,  un processus initié par Pinochet sur la recommandation des « chicago’s boys », et poursuivi par  S. Pinera. C’est ce modèle néolibéral bâti pendant la dictature et que la démocratie n’a pas fondamentalement modifié qui est en cause. La vie chère, les injustices, l’explosion des inégalités sont devenues insuppotables. Dans leur ensemble, les manifestants dénoncent le pouvoir économique des dirigeants et l’injustice d’un système économique qui favorise avant tout le capital. Le président Sebastian Pinera est lui-même un des hommes les plus riches du Chili et son gouvernement compte de nombreuses personnalités du monde des affaires ou ayant collaboré avec la junte. Par ailleurs, nous avons pu voir dans les manifestation de nombreuses pancartes brandies par des manifestants sur lesquelles il était fait référence aux scandales de corruption dans lesquels ont été impliqués de puissants groupes économiques proches du chef de l’Etat. Depuis l’époque de Pinochet, le Chili connaît ses pires violences. Considéré comme un modèle de stabilité politique et économique en Amérique latine, le Chili souffre depuis trop longtemps de graves fractures sociales à l’origine d’un mécontentement généralisé. A l’heure où j’écris ces lignes, (27 décembre 2019), la mobilisation se poursuit pour réclamer des mesures sociales urgentes et une nouvelle Constitution. Dans cette perspective, le Congrès chilien a adopté jeudi 19 décembre un texte permettant l’organisation le 26 avril prochain d’un référendum pour savoir si la Constitution héritée de l’ère Pinochet doit être remplacée ou non. Ce texte, adopté par 38 voix contre trois, doit encore être examiné en janvier 2020 par le Sénat. En attendant, l’ONU dénonce la violation des droits humains par la police; les ONG font état des méthodes de répression brutales de la police, notamment l’utilisation de projectiles spéciaux qui ont entraîné des blessures aux yeux.

     

    Ica et les dunes de sable de Huacachina

    Ica et les dunes de sable de Huacachina

    l'oasis de Huacachina au Pérou

    Ica et l’oasis de Huacachina

    ica et l'oasis de Huacachina
    oasis de huacachina

     ICA et HUACACHINA. Ica se trouve,  à 300 km au sud de Lima. Située sur la Panaméricaine – la route la plus longue du monde qui relie l’ Alaska à l’extrême sud de l’Argentine – la ville a le charme typique et désuet d’une petite ville de province, avec sa grand-place, son église, ses cafés-restaurants, et ses petits commerces….Capitale viticole du Pérou, on y produit également le Pisco, un alcool fort qui entre dans la composition de la célèbre boisson péruvienne du même nom : le pisco sour.

    pisco sur de Ica

    Lorsqu’on sort de la ville en direction du sud-ouest, on change radicalement de décor et d’ambiance : c’est le désert et pour un peu on se croirait dans le sahara ou dans le sud marocain; en tout cas, la ressemblance avec cette région de l’Afrique est saisissante. Et pourtant on est bien en Amérique du Sud, à Huacachina, une oasis avec une étendue d’eau aujourd’hui très polluée… D’immenses dunes que dévalent avec agilité quelques surfeurs des sables sont disposées en arc de cercle autour d’une étendue d’eau croupie ! En 3 heures de buggy, on rejoint le pacifique m’explique un jeune chauffeur péruvien ! C’est curieux comme des lieux aussi distants l’un de l’autre (le Sahara et ce désert péruvien) peuvent à ce point se ressembler jusqu’à se confondre; enfin presque  !

    Sucre, une ville chargée d’histoire

    Sucre, une ville chargée d’histoire

    SUCRE est située sur les hauts plateaux du  sud de la Bolivie (2810m.), C’est la capitale constitutionnelle du pays, La Paz en étant la capitale administrative (siège du gouvernement). Sucre abrite le siège de la cour suprême du pays.

    Fondée en 1539 par les espagnols, elle recouvre son indépendance en 1825 avec la libération du pays. Elle doit son nom actuel au libérateur de la Bolivie Antonio Jose de Sucre,  après s’être appelée Chuquisaca, Charcas et La Plata

     

    Promenade dans la ville

    En se promenant dans la ville, au gré des inspirations du moment, le charme opère très vite. Imposantes demeures bourgeoises d’une  blancheur immaculée, parcs ombragés, églises, monastères, couvents, ruelles, marché animé …tout invite à la flânerie et à l’immersion dans un passé fortement marqué par la colonisation espagnole et les luttes pour l’indépendance.

     

    La casa de la libertad

    La casa de la libertad est un ancien monastère jésuite construit à partir de 1612. D’abord converti en annexe de l’université, elle abritera de 1825 à 1898  le siège du parlement. C’est dans la chapelle du bâtiment que siègeront les parlementaires et que se réunira en 1825 l’assemblée qui proclama l’indépendance de la Bolivie.

    Franchi le portail de l’édifice, on arrive dans un patio rectangulaire typiquement colonial, au milieu duquel se trouve une grande fontaine en pierre. Les salles à visiter sont distribuées autour de cette cour dont celle célèbre où fut signer le 6août 1825, la déclaration d’indépendance de la Bolivie.

    Le texte de la déclaration de l’indépendance de la Bolivie se trouve dans cette ancienne chapelle, juste devant les tableaux représentant les principaux leader de l’indépendance de  la Bolivie

    Juana azurdhuy de padilla

    La Cathédrale de Sucre

    D’origine espagnole et indigène Juana Azurduy de Padilla est née le 12 juillet 1780. Révolutionnaire, très active dans la guérilla contre les espagnols dans la région du Haut Pérou (aujourd’hui la Bolivie), elle est amenée à commander une armée de 6000 hommes. Bolivar reconnaîtra son héroïsme. Elle meurt dans l’oubli et le dénuement le 25 mai 1862 à Chuquisaca,(Sucre)  et on  l’enterre sans honneur dans une fosse commune. Ce n’est qu’un siècle plus tard que ses restes seront exhumés pour être conservés dans un mausolée à Sucre.

    Cette imposante cathédrale située aux abords immédiats de la place 25 de Mai construite à partir de 1559 sera achevée en 1712. De style renaissance, elle incorporera aux différentes étapes de sa construction, des éléments de style baroque et métisse.  La tour est ornée des statuettes de 12 apôtres et quatres saints patrons de Sucre. L’ horloge a été apportée de Londres en 1722. Dans une des chapelles de l’édifice on peut également admirer la Virgen de Guadalupe.

    La Virgen de Guadalupe. Elle fait l’admiration des visiteurs tant sa parure de diamants, de pierres précieuses et de perles est éblouissante. C’est en 1784 qu’un joallier recouvra la virgen d’une plaque d’argent sur laquelle il fixa 12000 diamants et pierres précieuses. On dit que le prix qu’on pourrait retirer de cette parure suffirait à rembourser la dette de la Bolivie !

    L’église de San Francisco

    L’église San Francisco de Asis a été conçue en 1538 et sera achevée en 1581. On peut admirer à l’intérieur de magnifiques plafonds en style mudéjar typique de l’alcazar de Séville.

    Cette église jouxte le superbe marché de Sucre

     

    La Recoleta

    En marchant le long de la rue Dalence qui part du centre-ville, après avoir gravi une longue pente et quelques escaliers, on arrive au bout d’une vingtaine de minutes de forte montée sur la Plaza de Anzurez où se trouve la Recoleta

    Ce quartier de Sucre situé sur les hauteurs de la ville offre un magnifique panorama sur la campagne alentour et sur les montagnes andines.

    La Recoleta est un couvent construit en 1601 par l’ordre des franciscains. Tour à tour couvent et musée, la Recoleta a également fait fonction de caserne et de prison. L’endroit se visite : il présente d’intéressants tableaux et sculptures datant du XVIème au XXème siècle et un arbre millénaire de plusieurs mètres de circonférence

    Le parque Bolivar

    Un peu à l’écart du centre historique, et juste en face de la Cour suprême se trouve le parc Bolivar. Une tour Eiffel miniature, en métal couleur orange y a été édifiée par la bourgeoisie locale avec l’argent des mines de Potosi.

    Autres lieux, autres scènes de la vie quotidienne et quelques portaits faits à Sucre

    Nos coups de coeur

     La ville regorge d’endroits insolites, merveilleux que nous avons appréciés pour leur charme et leur originalité. Parmi ceux-ci

    l’auberge Su Merced idéalement située près le la place centrale et de la cathédrale.

    Le Café Munay

    Récemment ouvert, ce café bolivien à la décoration soignée est un endroit fort sympathique. Idéal après une journée de visite!

    Sucre se visite pour son histoire, telle qu’elle rappelle les différentes époques de la Bolivie et spécialement celles liées aux luttes pour l’indépendance de la Bolivie. C’est dire qu’elle est une ville symbole, un des lieux inspirés du pays. Nom de l’indépendance et de la république, elle en retire le prestige et le rayonnement. A l’évidence, la ville a une âme et du  charme aussi, celui de ses rues, de ses parcs, de ses monuments. Les murs toujours peints de frais sont éclatants de blancheur. Tout ici porte à la sérénité et à cette sorte de dignité qu’exprime chaque visage. Un lieu incontournable, à visiter absolument.

    Informations générales sur le Chili

    Informations générales sur la bolivie

    Données générales sur la Bolivie

    (article écrit en décembre 2019)

        La Bolivie tient son nom du leader de l’indépendance du nord de l’Amérique Latine, Simon Bolivar. C’est lui qui en écrivit la constitution et qui en fut le premier président avant de cèder sa place à une autre grande figure de l’indépendance, Antonio Jose de Sucre. Depuis, 81 présidents, (si on compte l’actuelle présidente par intérim, Jeanine Anez),  se sont succédés à la tête de l’Etat. A l’heure où j’écris ces lignes, la Bolivie traverse une grave crise politique. C’est  aujourd’hui un pays fragilisé et déstabilisé par un coup d’Etat qui vient de destituer, celui qui depuis sa première élection en 2006 représentait le mieux les indigènes : EVO Morales. (Bien qu’il ne soit pas le premier chef d’État d’ascendance amérindienne du pays, il est le premier à s’affirmer en tant que tel et à déclarer écouter les revendications culturelles et sociales des populations indigènes. Les politiques qu’il met en œuvre se concrétisent par une réduction significative de la pauvreté, de l’analphabétisme et des inégalités). le début de la crise, les heurts très violents entre les partisans de E.Morales et les forces armées ont fait des dizaines de morts, des centaines de blessés.  Les faits : Le 14 novembre 2019, Evo Morales, ancien président de la république  pourtant réélu fin octobre est obligé de s’exiler au Mexique sous la pression de ses oppposants qui contestent sa réelection. Depuis sa démisssion et l’exil forcé de Moralès, la droite autoritaire reprend du service. Sous l’égide de l’Eglise, avec le soutien de Trump, Jeanine Anes, l’opposante de E.Morales, s’est en effet autoprocalmée présidente par interim. Les partisans de Morales tentent de s’opposer à ce processus. De nouvelles élections sont prévues en janvier, sans Morales, menacé d’être emprisonné s’il rentre dans son pays ! Il est actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt pour, selon l’actuelle justice bolivienne, sédition et terrorisme ! Depuis, le 12 décembre 2019, E. Morales a trouvé refuge en Argentine après un court séjour à Cuba.

    Données géographiques

    La Bolivie est un pays enclavé, sans accès à la mer. Entourés par le Brésil, l’Argentine,  le Pérou, le Chili, et le Paraguay, sa géographie est variée ; elle comprend la cordillère des Andes, le désert d’Atacama, et la forêt tropicale du bassin amazonien, autant de régions ayant leurs propres particularités culturelles, agronomiques et économiques.

    Superficie : 1 098 580 km2
    Capitale (s) :

    • La Paz (3 640 m. d’altitude ; 850 000 habitants et 1,8 M. avec El Alto) : capitale administrative (siège des pouvoirs exécutif et législatif) ;
    • Sucre (285 000 habitants) : capitale constitutionnelle.

    Villes principales : Santa Cruz de la Sierra (1,6 M.), capitale économique ; Cochabamba (620 000) ; Oruro (215 000), Tarija (195 000), Potosí (150 000).
    Langue (s) officielle (s) : espagnol + 36 langues indigènes 
    Fête nationale : 6 août (déclaration d’Indépendance, en 1825)

    Données démographiques

    Population (2019) : 11 523 705 habitants. 60% des boliviens sont d’origine Quechua. Ils font partie du peuple amérindien, celui qui a élu Evo Morales à la tête du pays en 2006.

    D’autres ethnies comme les Aymaras originaires du lac Titicaca, les Yamaparas, les Guaranis …forment le tissu plurinational de la Bolivie.
    Densité : 10,49 habitants./km2
    Croissance démographique (2016) : 1,2 %
    Espérance de vie (2017) : 72,47 ans

    Taux de natalité : 22,34 pour mille (2017) 
    Taux d’alphabétisation (2015) : 99 %
    Religion (s) : catholicisme (95 %)

     

     

    Données économiques

    PIB (2017) : 37.6 Mds USD
    PIB par habitant (2017) : 3 324 USD
    Croissance (2018) : 4,7 % (+4.1 % de moyenne depuis 1996 avec un pic à +6.8 % en 2013)
    Chômage (au sens du BIT) (2017) : 4.5 %
    Inflation (2017) : 5 %
    Principaux clients : Brésil, Argentine, Corée du Sud, États-Unis
    Principaux fournisseurs : Chine, Brésil, Argentine, États-Unis
    Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017 CEPAL) : services : 22 %;  secteur agricole 13%; industrie manufacturière 12 % ; secteur minier 12 %; transport et communications 10 %

    Part des principaux produits exportés (2017) : hydrocarbures : 33 %; minéraux : 28 %; industrie manufacturière : 32 %; agriculture, élevage, pêche : 4 %

    Salaire moyen : 420 €

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