la bataille de Khe Shan

LA BATAILLE DE KHE SHAN

Sur un plateau entouré de collines verdoyantes, les américains avaient installé leur base militaire. Aujourd’hui, des plans de café y ont poussé. La verdure a repris ses droits. Il est difficile d’imaginer dans ce décor verdoyant que le site fut aussi le théâtre du siège le plus célèbre de la guerre du Vietnam. L’attaque vietcong commença le 21 janvier 1968 et dura 75 jours. Pilonné jour et nuit par les nord-vietnamiens, les américains entreprirent de bombarder les environs. C’est ainsi que pour desserrer l’étau dans lequel ils étaient pris, les forces américaines utilisèrent des milliers de bombes, d’obus au phosphore, au napalm… La bataille se solda par près de 10000 morts côté vietnamien et 500 du côté américain et pas loins de 15000 sud vietnamiens alliés des américains. Elle est le résultat de l’entêtement de Johnson à vouloir coûte que coûte tenir la place tellement le spectre de Dien Bien Phu l’obsédait.

Au final les américains ne connurent pas le sort des français mais au prix de l’enfer particulièrement bien décrit par Michaël Herr dans son ouvrage intitulé « Putain de guerre »

 

 

 

Ho Chi Minh (ex. Saïgon)

HO CHI MINH (SAÏGON)

Hô-Chi-Minh, encore couramment appelée Saigon est une ville du sud du Vietnam célèbre pour le rôle décisif qu’elle joua lors de la guerre du Vietnam. Avec ses 8,5 millions d’habitants, elle en est la capitale économique. A l’origine, la ville n’est q’un village de pêcheurs khmer. Au sein de l’empire Khmer auquel il est rattaché, il constitue une ouverture portuaire sur la mer de Chine. Annexé en 1698 avec le delta inférieur du delta du Mékong par le Vietnam, elle devient peu à peu une ville de peuplement Viet et chinois (Cholon). En 1862, la France en fait la capitale de la Cochinchine et lui donne le nom de Saïgon. Il faudra attendre 1954, avec la fin de la guerre d’Indochine et la partition du pays en deux (Le nord et le sud) pour que Saïgon devienne la capitale de la république du Vietnam (Sud Viêtnam). Avec la fin de la guerre du Vietnam (1975), et la réunification du pays, la ville s’appellera Ho Chi Minh en hommage au héros de l’indépendance du Vietnam, l’ancien président de la république du nord Vietnam.

C’est une ville animée où d’imposants gratte-ciels donnent la mesure d’une activité économique intense et délibérément en phase avec une économie mondiale marquée par le néo-libéralisme. Ho Chi Minh-Ville, aux yeux des Vietnamiens, incarne toujours la modernité, le dynamisme, la vitalité, une locomotive de l’économie nationale.

 

Le palais de la réunification est entré dans l’histoire le 30 avril 1975 à 10h.45. Les chars de l’armée communiste nord vietnamienne défoncèrent les grilles en fer forgé du parc. Ce char qui franchit le portail marque la chute de Saïgon et la fin de 30 années de guerre.

L’hélicoptère américain immortalisé dans le film Apocalypse now se trouve dans les jardins du musée de la guerre qui rassemble à travers des objets et des photos les exactions commises.

Extraits du carnet de route (octobre 2017)

... »Depuis Dubaï, un peu plus de 6 heures de vol sont nécessaires pour regagner Ho Chi Minh. Il est 19h., heure locale et environ 13 heures en France ce mercredi 5 novembre 2017. La nuit est tombée et les personnels de bord font leurs habituelles annonces. L’avion a entamé sa descente. En dessous Hô Chi Minh a revêtu son habit de lumière. On devine ici et là une kyrielle de tâches foncées (les rizières du delta du Mékong).Vu d’en haut, on imagine le contraste violent de la terre, de l’eau et du vent. Pour l’heure, la descente est calme. La météo n’annonce pas de typhon ». …………

« Arrivée à Ho Chi Minh »

…. » La chaleur moite et humide du sud-est asiatique nous enveloppe dans une brume jaunie par les phares des voitures. Il fait 30 degrés le soir de notre arrivée; il pleut… et nous n’avons qu’un souhait : regagner au plus vite notre hôtel  ! Demain sera un autre jour….

Les Gratte-ciels de Saïgon

Hô-Chi-Minh-Ville (couramment appelée Saigon) est une ville du sud du Vietnam célèbre pour le rôle décisif qu’elle joua lors de la guerre du Vietnam. Avec ses 8,5 millions d’habitants, c’est la plus grande ville du Vietnam. Elle est également connue pour ses édifices coloniaux français, comme la cathédrale Notre-Dame de Saigon, entièrement bâtie à partir de matériaux importés de France, et la Poste centrale, datant du XIXe siècle. 

Un peu d’histoire :

Historiquement la ville est d’abord un village de pêcheurs khmer. Il fait partie de l’empire Khmer qui possède là un port important ouvert sur la mer de Chine.

 Annexé en 1698 avec le delta inférieur du delta par le Vietnam, le village s’agrandit et prend le nom de Saïgon qui avec la colonisation française deviendra la capitale de la cochinchine (1862). En 1975, avec la fin de la guerre du vietnam, et la réunification du pays jusqu’alors séparé en deux depuis le départ des français en 1954 , la ville prendra le nom du héros de l’indépendance du Vietnam, le président de la république du nord Vietnam : Ho Chi Minh.

 

Cathédrale Notre Dame construite par les français de 1877 à 1880 dans un style néo-roman. Les flèches en fer mesurent 40m de haut

Poste centrale construite de 1886 à 1891. La charpente métallique est l’oeuvre de Gustave Eiffel. Elle témoigne de l’architecture française à Saïgon. Au fond du bâtiment, Hô Chi Minh est bien présent et  semble veiller sur l’ensemble de la clientèle !

Le portrait de Hô Chi Minh accroché au fond du bâtiment de la Poste.

L’hôtel de ville de Hô Chi Minh construit entre 1900 et 1908 et décoré par Ruffier qui le chargea de colonnettes corinthiènnes. Il est aujourd’hui le siège du comité populaire de la ville et témoigne de l’époque coloniale à Saïgon.

Ancienne Maison coloniale à Saïgon dans le quartier Cholon

La Pagode de Jade

 

 

La Pagode de l’empereur de Jade à Hô Chi Minh est également connue sous le nom de pagode des tortues. Elle a été construite en 1909 par les Chinois de Canton. A l’intérieur, on trouve des divinités à l’aspect fantasmagorique. Dans une des salles, 10 poupées en porcelaine habillées de tissus colorés symbolisent les traits variés du caractère humain.

 

Binh Tay Market – le marché Cholon

Autrefois, Cholon était une petite ville séparée de Saïgon. désormais elle est rattachée à la grande ville. C’est dans ce quartier de Ho Chi Minh que se trouve le marché et que l’amant chinois retrouvait Marguerite Duras. Cholon signifie « le grand marché ». Dans ce quartier vivent des vietnamiens d’origine chinoise. C’est le Chinatown de Saïgon.

Au marché de Cholon, il y a de l’animation. Tous les sens sont sollicités. Le bruit, les odeurs, les attractions diverses, les objets, le ballet permanent des gens entre les étales, tout est spectacle. L’affluence est gigantesque, la pollution aussi. Sur les étales de vente on trouve de TOUT. Fruits, légumes, épices, bibelots, vêtements, chaussures, objets d’art, poulets vivants, poissons dans des bassines… De nopmbreuse échoppes font office de restaurants d’appoint où manger une soupe chinoise. Lieu emblématique de Saïgon, il était un quartier très fréquenté par les soldats américains en goguette lors de la guerre du Vietnam.

 

Bien Vien Street : 1400 m de bars, de restaurants, de boutiques de massage. Cette rue animée de Saïgon ne dort jamais. Livrée aux piétons à partir de 19 heures, la rue s’enveloppe alors dans la fureur assourdissante de la techno. Dans les environs plus calmes, on trouve des hôtels à des prix raisonnables et des agences de voyage très utiles pour découvrir la ville ou le delta du Mékong.

La fête du Têt, le nouvel an vietnamien. De retour à Ho Chi Minh en janvier 2020, nous avons pu assister à cette grande fête qu’est le nouvel an vietnamien, la fête la plus importante du Vietnam.  Plusieurs jours à l’avance, les gens sont occupés à préparer cette fête, et l’agitation est palpable dans les rues. Pendant les journées qui précèdent, les marchés débordent de fleurs, les branches de pruniers aux fleurs jaunes (cây mai) étant les plus recherchées pour décorer les maisons. Dans les pagodes, on brûle du santal dans des encensoirs.

En fait, cette fête marque la fin d’une année lunaire et le début d’une nouvelle année. Alors que 2019 était l’année du cochon de terre, 2020 est celle du rat de métal. Partout dans la ville, le rat est représenté sous forme d’icône, de sculpture, d’arbustes taillés…

 

On célèbre le Têt entre le 1er et le 7e jour de l’année lunaire soit, grosso modo, entre la dernière semaine de janvier et la troisième de février (ni avant ni après cette période). Cette année, la fête du têt avait lieu le 25 janvier 2020. C’est surtout une fête familiale, l’occasion pour les familles de se rassembler.  Le Têt marque également l’arrivée du printemps, d’où son nom vietnamien qui signifie « fête de la Première Aurore ».  Selon la tradition, les âmes des morts reviennent sur terre. Il ne faut donc pas rater le rendez-vous avec elles. Les vivants doivent impérativement être présents pour les recevoir devant l’autel des Ancêtres.

Dès que la nuit est tombée, Nguyen Hue, les champs élysées de Saïgon est noire de monde, plusieurs jours avant la nuit de nouvel an. Les familles et les enfants déanmbulent entre les attractions diposées sur le terre plein central de l’avenue, se prennent en photo….

Des familles en scoot qui se rendent lors de la fête du Têt sur la célèbre avenue Nguyen Hue avec des enfants déjà fascinés par le spectacle qui les attend.

LE VIETNAM

LE VIETNAM

Des enfants Hmong à Sapa

Le Vietnam, un pays contrasté et dynamique.

Nous sommes allés à plusieurs reprises au Vietnam. A chaque fois nous avons été fascinés, au-delà de la beauté des paysages, par le dynamisme de sa jeunesse et la détermination d’un peuple soucieux de son avenir.

DUBAÏ

DUBAÏ

Dubaï : la ville de tous les excès.

Un coin de désert transformé en quelques années seulement en un sorte de paradis libéral où l’entreprise, le commerce et le tourisme se mêlent dans un gigantesque tourbillon consumériste.

Vue d’avion, Dubaï se profile avec ses buildings et ses grattes-ciels impressionnants dont l’un atteint 828m. Nous y avons fait une escale de 36 h. avant de repartir vers Hô Chi Minh, une occasion de prendre la mesure de cette démesure et de nous promener dans Derain, le quartier des souks. Il est 19h.30, heure locale. Sur le tarmac, il fait encore une trentaine de degrés. Des Philippins, des pakistanais, la main d’oeuvre lowcoast des Emiratis s’activent sur le parking des avions. Le hall de l’aéroport de Dubaï est à l’image d’une ville hors norme. Boutiques de luxe, Ferraris exposées au milieu du centre commercial de l’aéroport, cascade d’eau le long des murs…tout est fait pour montrer la richesse d’une ville qui s’est arrachée au sable du désert. Obscène s’écrieront certains ! Peut-être. En tout cas, cet affichage du luxe et de la consommation généralisée sont la marque d’une ville qui avec un brin d’insolence veut montrer aux pays voisins et au reste du monde son idée de la réussite !

la ville de Dubaï

Dans cette ville sans âme située dans le golfe Persique, pas très loin de la Syrie et des pays en guerres, l’opulence et  la richesse mises en scène ont quelque chose d’indécent…

Lieu de migration pour les travailleurs du sud de l’asie, (Indiens, pakistanais, philippins..), elle est aussi le théâtre d’intenses activités commerciales avec les occidentaux. Entre business, détente,  et apparente sérenité, des contrats se négocient, des affaires se font. Le plus grand espace de shopping au monde, le Mall, juste à côté de la plus grande tour du monde (828m) sont les symboles de la démesure de Dubaï. Le projet de Dubaï : devenir une des premières destinations touristiques du monde,  et un des plus grands centre économique de la planète.  C’est dire….. !

Ancien port de pêcheur, Dubaï est aujourd’hui une ville entièrement dédiée aux affaires. D’un point de vue écologique d’aucun diront qu’elle est une aberration. L’eau coule à flots dans une des régions les plus désertiques du monde, la climatisation est partout, il y a même des pistes de ski dans un coin du monde où la température peut atteindre les 50 degrés. Que dire de la construction de terrains de golf dans toute la ville pour satisfaire les besoins d’une clientèle d’affaires fortunée  quand on sait que ces terrains consomment des quantités astronomiques d’eau.

Que penser de l’absence de panneaux solaires dans un milieu où l’ensoleillement est exceptionnel ?
Dubaï semble ne pas se soucier de la question écologique; elle consomme et elle dépense. Elle dilapide et elle gaspille. Son bilan carbone est largement supérieur à celui de la majorité des pays occidentaux : « chaque habitant des É.A.U. consomme en moyenne 17 000 kWh/an d’électricité et 219 000 litres par an d’eau, soit plus qu’un Américain moyen … » peut-on lire dans des revues autorisées. Le gaspillage en eau, en électricité est alarmant, d’autant plus que le recyclage est rare dans cette région, ce qui entraîne comme conséquence des pollutions multiples de l’eau, du sol et de l’air.

Au plan urbanistique, tout est fonctionnel et pensé comme tel. De larges avenues sillonnent la ville, des bâtiments sont reliés les uns aux autres par d’immenses couloirs climatisés…Pas loin de 300 gratte-ciels composent la ville. 

A partir de ce rapide constat, que faut-il penser de Dubaï et de son développement ?  Une aberration écologique, humaine ? Au regard d’un développement  respectueux de l’environnement et soucieux d’un avenir durable et humain,  la question se pose !  

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